Résumé

La France, le Soudan et le gouvernement (1895)

Dans un pays qui se crée, où tout commence, il faut à l'administration de l'autorité et c'est précisément parce que l'administration militaire en a et qu'elle en a beaucoup, qu'elle n'a besoin d'en user que rarement... Quand il y aura d'immenses intérêts créés, un immense commerce, une immense industrie, il est possible que l'administration militaire, quoiqu'elle ne soit pas dépourvue de bon sens, ne suffise plus...
Source : Gallica

La France, le Soudan et le gouvernement (1895)

Seule, la race française élève et assimile patiemment les indigènes qu'elle a soumis, comme on l'a vu jadis au Canada , comme on le voit actuellement en Algérie et au Sénégal ; comme on le verra au Soudan, où cette vertu est plus indispensable que partout ailleurs, puisque les Européens, ne pouvant pas y travailler eux-mêmes, ne peuvent qu'y semer leurs idées et leurs méthodes pour en recueillir les fruits ; de sorte que si les Français dépeuplaient leur conquête, le Soudan ne serait bientôt plus qu'un désert — de végétation.
Source : Gallica

La France, le Soudan et le gouvernement (1895)

Or, la frontière, à la fois ethnographique et géographique de notre Soudan, c'est précisément la ligne qui sépare les populations noires — nos sujettes — des races maures et arabes, nos ennemies : c'est-à-dire le fleuve Sénégal, la lisière du désert jusqu'à Timbouctou et, en aval de cette ville, le Niger jusqu'à Say, où nos droits d'occupation s'arrêtent malheureusement.
Source : Gallica

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