Résumé

E. Bouvard Du concours financier extraordinaire de l'État dans l'exécution des travaux publics aux colonies… (1899)

Il n'est pas douteux, en effet, que notre colonie de Madagascar ne soit appelée à un grand avenir. La création d'un chemin de fer dans l'Emyrne, si riche et si fertile, desservant la vallée du Mangoro, de l'Iharoka, ne peut être qu'une excellente entreprise. Dès lors, sans aller jusqu'à dire que la garantie d'intérêt accordée à la Compagnie concessionnaire ne serait qu'une garantie nominale, on peut certainement espérer au bout de peu d'années un trafic suffisant pour permettre à la Société de faire personnellement le service de ses actions et de ses obligations.
Source : Gallica

E. Bouvard Du concours financier extraordinaire de l'État dans l'exécution des travaux publics aux colonies… (1899)

Quelles promesses en effet peuvent offrir à un colon les richesses de nos colonies tropicales, si, comme à Madagascar, les difficultés et l'élévation du prix des transports lui enlèvent par avance les bénéfices de son entreprise? Quelle sûreté peut-il espérer pour lui et les siens dans l'isolement où il est obligé de vivre, dans un pays où il n'existe que des sentiers à peine tracés?
Source : Gallica

E. Bouvard Du concours financier extraordinaire de l'État dans l'exécution des travaux publics aux colonies… (1899)

C'est l'Etat qui fait la conquête, qui crée l'organisation politique et la « Compagnie » ne doit jouer un rôle que dans la colonisation. Elle doit fonder des exploitations, ouvrir des comptoirs, faire des échanges de produits avec les indigènes, en un mot, elle ne doit être investie que d'une fonction exclusivement économique. Il n'y a donc nul besoin de légiférer, et on peut trouver dans nos lois des éléments suffisants pour organiser ce qui n'est au fond qu'une vaste entreprise commerciale.
Source : Gallica

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