Cucheval-Clarigny 

Résumé

Cucheval-Clarigny  Revue des Deux Mondes

Faire l’histoire des chemins de fer italiens, c’est refaire l’histoire du pays lui-même, car chacun des pas qui l’ont rapproché de l’unité a été marqué par un changement dans les conditions d’existence et d’administration de son réseau. Si, à l’heure qu’il est, la question de l’exploitation des chemins de fer n’a pas encore reçu de solution, la raison en doit être cherchée dans la difficulté de concilier les exigences de la politique unitaire avec la diversité des traditions et des besoins locaux.
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Cucheval-Clarigny  Revue des Deux Mondes

Si grande que soit l’importance économique, politique et militaire des voies ferrées, si précieuses que celles-ci soient pour l’Italie, où elles remédient aux défauts de la configuration du territoire, il n’en résulte point que l’état ait le droit et l’obligation d’assumer l’exploitation des chemins de fer, comme il a l’obligation et le droit de rendre la justice, de pourvoir à la tranquillité intérieure et à la sécurité du pays, en un mot, d’exercer les droits et de remplir les devoirs inhérens à sa souveraineté.
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Cucheval-Clarigny  Revue des Deux Mondes

Elle est, à la vérité, la plus grande industrie de transport, et, par suite de son importance et de son étendue, elle touche de très près à l’intérêt public ; enfin elle a, jusqu’à un certain point, le caractère d’un monopole, tant à raison de l’intervention nécessaire des pouvoirs publics dans l’établissement de tout chemin de fer, que des difficultés matérielles et financières à surmonter pour créer une ligne parallèle à un chemin déjà existant ; mais ce monopole est moins absolu qu’il ne le paraît ou qu’on ne le suppose.
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