Résumé

C. Colson  Revue des Deux Mondes

II. — IMPOTS SUR LES TRANSPORTS Ces impôts sont au nombre de deux : l’impôt sur les transports en grande vitesse, et le droit de timbre des récépissés. Ils sont payés par les voyageurs ou par les expéditeurs de marchandises, et rajoutent aux tarifs établis par les compagnies ou par l’administration des chemins de fer de l’État. Pour ceux qui les paient, ils se confondent dans les taxes du chemin de fer ; ils exercent donc, sur le trafic, la même influence qu’une augmentation de ces taxes, et constituent, au fond, une participation de l’Etat dans la recette brute totale réalisée sur le public.
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C. Colson  Revue des Deux Mondes

Notre organisation offre d’ailleurs, à ce point de vue, ce grand avantage, que la plupart des chefs de service des compagnies sont recrutés dans des corps de fonctionnaires habitués, par leur origine et leur éducation, a ne point considérer l’intérêt de l’État et du budget comme un intérêt étranger. Cela seul peut expliquer que, si souvent, on les voie lutter avec énergie pour prévenir le gaspillage des deniers publics, dans des cas où, par le mécanisme des conventions, le Trésor public est infiniment plus intéressé que leur compagnie à éviter une dépense inutile.
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Il n’est pas un ancien ministre des travaux publics qui ne sache combien de fois il a été heureux de laisser une compagnie prendre la responsabilité de refus aussi impopulaires qu’indispensables aux finances publiques. Mais si ce qui était un point d’appui devient une cause de faiblesse, s’il suffit que l’intérêt de l’État soit d’accord avec celui des compagnies pour que personne n’ose plus le défendre, mieux vaut cent fois le rachat.
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