Résumé

Lucien Beuf Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1885)

L'obligation est une créance; il faut donner un gage d'une valeur au moins égale au capital emprunté; ce gage , c'est le montant du capital-actions. Là est l'erreur. La garantie des obligations n'est pas dans le capital-actions; ce capital n'est pas destiné à rester inactif, consigné; il doit se transformer; il serait plus juste de dire qu'il sert a créer la garantie des obligataires, c'est-à-dire le chemin de fer dans son ensemble et avec ses accessoires, la voie ferrée, son matériel, son trafic éventuel, les stipulations de garantie de l'État et du département.
Source : Gallica

Lucien Beuf Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1885)

Bien des obligations qui sont une gêne pour les grandes Compagnies, seraient une ruine pour les petites, un obstacle au développement du réseau local. Il est de l'esprit de la loi nouvelle, il est un devoir pour les assemblées départementales de donner aux Compagnies locales, en ce qui concerne la construction, l'exploitation, le contrôle, la perception des tarifs, les libertés et les facilités conciliables avec l'intérêt du public et la sécurité des transports.
Source : Gallica

Lucien Beuf Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1885)

A la différence d'un père de famille, un département n'est pas un capitaliste; il fait des emprunts, jamais des placements; ses recettes sont balancées par des dépenses équivalentes.
Les quelques rares ressources, réservées pour les cas imprévus, sont généralement dépensées et même dépassées. D'autre part, les chemins de fer départementaux nécessiteront une garantie d'intérêt assez considérable. Quelque bonne que soit sa situation, un département, voyant tous ses revenus absorbés par des dépenses corrélatives, recourra nécessairement à des centimes additionnels.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature