Lucie Cousturier,
Mes inconnus chez eux. Mon amie Fatou…
(1925)
“ Cet édredon, ce sein de Dakar nocturne, c'est un enchevêtrement de clameurs, de cris, de heurts de tamtams, de chants d'hommes, de chants de coqs trompés par la lune, d'appels de muezzins, de prières, de chants de coqs, toujours. Et ces cris, clameurs, chants, musique, appels et prières, gammes, arpèges, accords, si touffus, si inextricables restent suspendus, nul ne touche à la terre. L'air vibre, l'air parle, et le sol ne lui répond pas. Le sol à Dakar s'absente la nuit. ”
