Eugène Poiré

Élements biographiques

Eugène Poiré L'émigration française aux colonies (1897)

Lorsqu'une natalité trop grande a produit l'encombrement et qu'un pays ne peut plus nourrir tous ses habitants, la pression de la population brise le récipient national. Tous ceux qui se trouvent resserrés dans leurs frontières s'en vont chercher, sur un sol nouveau, l'espace libre. « Il est aussi naturel aux hommes, a dit Burke, d'affluer vers les contrées riches et propres à l'industrie, quand, pour une cause quelconque, la population y est faible, qu'il est naturel à l'air comprimé de se précipiter dans les couches d'air raréfié; »
Source : Gallica

Eugène Poiré L'émigration française aux colonies (1897)

Les bonnes places se donnent à l'ancienneté, non au mérite.
Le résultat est que le fonctionnarisme condamne la nation à l'immobilité ; il agit comme un stupéfiant qui annihile en nous tout ce qu'il peut y avoir de spontané et d'aventureux ; il aboutit à l'arrêt fatal de la vie productive et expansive. Et le péril, notez-le bien, ne fera qu'augmenter. Le socialisme d'État, en étendant la mainmise du pouvoir central sur toutes les provinces de l'activité individuelle, lui donnera l'aisance de multiplier encore à l'infini le nombre des fonctionnaires.
Source : Gallica

Eugène Poiré L'émigration française aux colonies (1897)

Le climat de la plupart de nos colonies, on vient de le voir, n'est pas de nature à séduire beaucoup l'émigrant. Aura-t-il du moins à se louer davantage de leur organisation administrative? Ce qu'il souhaiterait de trouver dans le pays lointain où il va s'établir, c'est un régime simple et pratique, se bornant, sans intrusions superflues, à garantir l'ordre et la liberté, à protéger les intérêts légitimes, à favoriser l'esprit d'entreprise et d'association, toutes conditions sans lesquelles nos possessions bien évidemment ne peuvent se développer d'une manière normale.
Source : Gallica

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