Langue latine

Définition et enjeux

Portrait de Guglielmo Ferrero Guglielmo Ferrero,  Revue des Deux Mondes

“ A quoi on ajoute encore que le latin qui, jusqu’au siècle dernier, restait une langue à demi vivante, s’est définitivement éteint au XIXe siècle, étouffé par le luxuriant développement des langues et des cultures nationales, enseveli sous les ruines de la puissance politique de l’Eglise, laquelle, pour l’idiome comme pour tant d’autres choses, avait continué l’Empire romain. N’est-il pas évident que la mort de la langue latine marque pour Rome le début d’une nouvelle, suprême et irréparable décadence ? ”
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Portrait de Arthur Schopenhauer Arthur Schopenhauer,  Le Monde comme volonté et comme représentation

“ À mon sens du moins, il n’est pas de langue où la rime produise une impression aussi agréable et aussi forte qu’en latin : les poésies latines rimées du moyen âge ont un charme tout particulier. La raison en est que la langue latine est incomparablement plus parfaite, plus belle et plus noble qu’aucune des langues modernes, et qu’elle n’en apparaît qu’avec plus de grâce sous la parure et les ornements qu’elle leur emprunte, après les avoir dédaignés à l’origine. ”
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Charles Louandre,  Revue des Deux Mondes

“ Les études grammaticales sur la langue latine ont suivi de nos jours, comme la lexicographie, une marche ascensionnelle ; elles ont rejeté toutes les scories de la décadence romaine et de la barbarie du moyen âge : en remontant directement aux sources antiques, elles ont ramené la science à son exactitude et à sa pureté primitive. C’est surtout dans la renaissance latine des premières années de la restauration que ce progrès se montre et se développe. ”
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