Résumé

Bernard Jullien De quelques points des sciences dans l'antiquité… (1854)

Ce n'est pas tout; cette matière qui s'est figée, il faut le croire, et a perdu sa fluidité première, puisqu'elle sort de ce moule sous la forme d'une vis à trois cannelures, cette matière subtile, entrée par les pôles de la terre, a été tordue par le tournoiement de notre globe. Je le veux bien ; mais notre globe, pour ceux qui le supposent mobile, ne fait qu'un tour en vingt-quatre heures. Il n'y a donc, dans tout ce temps, qu'un seul pas de vis d'achevé; c'est une pauvre vitesse pour une matière subtile dont on conte tant de merveilles.
Source : Gallica

Bernard Jullien De quelques points des sciences dans l'antiquité… (1854)

Les accompagnements poussés même à leur perfection, étaient ceux de tous les hommes qui ne savent pas l'harmonie. Ils alternaient avec le chant, ou le doublaient pour soutenir le ton, et variaient ainsi le plaisir de l'auditeur; mais pour l'usage commun, ce n'était pas même cela: c'était ce que nous montrent ces chanteurs inhabiles qui vont de ville en ville mendier avec un violon ou une guitare. Ils chantent sans s'accompagner ; mais à la fin du couplet, ou même après chaque phrase musicale, ils frappent un accord ou font entendre une petite ritournelle qui les maintient dans le ton.
Source : Gallica

Bernard Jullien De quelques points des sciences dans l'antiquité… (1854)

Ceux qui n'ont appris à connaître la versification latine que dans les traités de prosodie à notre usage me feront cette objection, qu'il est bien étonnant, si l'accentuation jouait un si grand rôle dans la constitution des vers anciens, que les métriciens n'en disent pas un mot. L'objection, quand même elle serait fondée, ne serait pas bien embarrassante; mais le fait est qu'elle n'est pas fondée; que pour croire qu'on peut négliger l'accent dans l'étude philosophique des vers grecs ou romains, il faut n'avoir jamais bien lu ou n'avoir pas suffisamment compris les textes originaux.
Source : Gallica

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