Édouard Mennechet, Études sur la lecture à haute voix (1855)
“ Avant la fin d'une phrase, on en a déjà oublié le commencement ; dès que le fil du discours s'est perdu, vous ne pouvez plus le retrouver, et la plus légère distraction suffit pour vous égarer dans les labyrinthes d'une élocution emphatique. Une lecture trop lente est un des caractères du pédantisme. Le pédant attache tant d'importance à chacune de ses paroles, qu'il se complaît à s'y arrêter : mais ce n'est pas seulement de l'ennui qu'on éprouve à l'entendre, c'est du dégoût; et la lenteur continue dans le débit écrase l'écrivain et assomme l'auditoire. Le lecteur est seul content. ”
