Édouard Mennechet

Élements biographiques

Édouard Mennechet Études sur la lecture à haute voix (1855)

Avant la fin d'une phrase, on en a déjà oublié le commencement ; dès que le fil du discours s'est perdu, vous ne pouvez plus le retrouver, et la plus légère distraction suffit pour vous égarer dans les labyrinthes d'une élocution
emphatique. Une lecture trop lente est un des caractères du pédantisme. Le pédant attache tant d'importance à chacune de ses paroles, qu'il se complaît à s'y arrêter : mais ce n'est pas seulement de l'ennui qu'on éprouve à l'entendre, c'est du dégoût; et la lenteur continue dans le débit écrase l'écrivain et assomme l'auditoire. Le lecteur est seul content.
Source : Gallica

Édouard Mennechet Lectures classiques, spécialement destinées aux écoles primaires et supérieures… (1840-1841)

Qu'il ne s'arrête donc pas à regarder simplement les objets qui l'environnent; qu'il contemple la nature entière dans sa haute et pleine majesté; qu'il considère cette éclatante lumière, mise comme une lampe éternelle pour éclairer l'univers; que la terre lui paraisse comme un point au prix du vaste tour que cet astre décrit, et qu'il s'étonne de ce que ce vaste tour lui-même n'est qu'un point très délicat à l'égard de celui que les astres, qui roulent dans le firmament, embrassent.
Source : Gallica

Édouard Mennechet Études sur la lecture à haute voix (1855)

L'œil est de tous les agents de la physionomie humaine le plus actif et le plus puissant. Il est le siège du regard, et ce regard a souvent un langage irrésistible. Non-seulement toutes les émotions de l'âme viennent s'y peindre, mais il sait encore les transmettre par son action communicative, qui n'est pas sans avoir quelque analogie avec le fluide électrique. Le regard peut tout exprimer : le plaisir et le chagrin, l'espérance et le désespoir, le désir et les regrets, la haine et l'amour, la pitié et la vengeance, la prière et la menace
Source : Gallica

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