Anonyme, La Messaline française (1789)
“ Mon impatience me les faisait regarder comme trois siècles. Enfin je vis arriver ce fortuné moment. Dès huit heures du soir je fus au rendez-vous, comme si, en m’y trouvant plus tôt, c’eût été avancer l’instant qu’elle avait fixé. Je ne trouvai jamais le temps si long. Que j’accusai souvent les heures de lenteur ! Dix heures frappent enfin ; le cou tendu, l’oreille au guet, j’écoute attentivement si je n’entends marcher personne. Le moindre bruit, l’agitation des feuilles me met tout hors de moi ; mon cœur palpite avec la plus grande violence... Mais j’entends quelqu’un ”
