Marie Lenéru,
Journal de Marie Lenéru
“ Oui, je mets une patience et une ingéniosité chinoise dans l’art d’espérer et je n’ai rien du pessimisme béat qui crache sur les raisins trop verts. Oui, j’aime la vie comme elle est. Que m’importe que les choses soient « vaines » et « passagères » ? Alors c’est l’éphémère et la vanité qui sont adorables... Si l’amour est un bonheur, si l’inconnu, le mystère et l’habitude et la nouveauté, sont des bonheurs ; si, l’esprit, la bonté, le rire, la méchanceté, le mouvement, la toilette, le changement, le bruit, il faut aimer tout cela, parce qu’il n’y a pas autre chose. ”
