Armand Silvestre,
Poésies de Armand Silvestre
“ Ces pleurs divins, ces pleurs que ton orgueil réclame, Cet infini qui fait ton mal et ta pâleur, Pour toi je l’ai porté tour à tour, dans mon âme, Vivant, dans mon amour, et mort, dans ma douleur ! XVIII LA fierté de mon être ici gît tout entière : Mesurant au tombeau l’amour enseveli, J’ai jugé sa grandeur à peser sa poussière, Et pour lui ne crains pas l’outrage de l’oubli. A l’horizon perdu des visions aimées, Son spectre, chaque jour, se lève grandissant, Et, comme un soleil rouge au travers des fumées, Teint ces pâles brouillards du meilleur de mon sang. ”
