Résumé

J.-C. Lavedan Les Libres-penseurs, poème, par M. J.-C. Lavedan… (1873)

Fixez le firmament, faites tourner la terre Egalez, surpassez, éclipsez Copernic, Passez tout au creuset, au filtre, à l'alembic, Dieu n'en sera pas moins ce qu'il est : immuable Créateur, tout-puissant, éternel, insondable, Un esprit infini, malgré l'orgueil humain, Des cieux, de nous, de vous, le maître souverain.
C'est lui qui revêt d'or l'épi de nos campagnes, Qui féconde les flancs des plus rudes montagnes ; Grâce à son bras puissant, tout s'enchaîne, se suit, Et tout nous vient à point, le temps, le jour, la nuit.
Source : Gallica

J.-C. Lavedan Les Libres-penseurs, poème, par M. J.-C. Lavedan… (1873)

Sous l'aile de la mort un rude choc le pousse, Mais ce n'est point son heure, et la mort le repousse.
Ne trouvant plus ni paix, ni trêve, en aucun lieu, Il regarde le ciel et s'écrie : Oh ! mon Dieu !
Aux plus pires conseils la porte était ouverte ; Cet homme n'était plus qu'à deux doigts de sa perte, Lorsqu'un bon mouvement, un noble élan du cœur, Lui fait spontanément invoquer le Seigneur.
Dieu partout, Dieu toujours, bien que son nom vous froisse !
Dans un moment critique et de poignante angoisse, Découragé, meurtri, sans force, sans soutien, De ce Dieu méconnu l'homme se souvient bien
Source : Gallica

J.-C. Lavedan Les Libres-penseurs, poème, par M. J.-C. Lavedan… (1873)

Toujours les yeux au ciel, plein de foi, de courage, Notre homme maintenant rame vers le rivage Où bientôt, grâce à Dieu, sain et sauf, triomphant, Il est sûr de revoir les siens, son jeune enfant !
Fameux libres-penseurs, dépouillez la jactance, Et venez, de la foi contempler la puissance.
Voyez, en pleine mer, ce marin courageux, Voguer au gré des vents et des flots écumeux ; L'onde passe en grondant et le canot oscille, Son front mâle est serein et son âme tranquille ; Attendant tout du ciel, il voit sans sourciller D'affreux déchirements, et l'éclair scintiller.
Source : Gallica

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