James Macpherson,
Veillées poétiques
“ Les astres, arrachés de leurs axes brûlants, Du sommet de l'éther l'un sur l'autre roulants, Nourrissent de leurs feux la flamme universelle ; Déjà brille et s'éteint la dernière étincelle. Fuyons, fuyons la mort.... mais la mort est partout ; Sur l'univers détruit son fantôme est debout. Dans l'antique chaos la nature retombe ; Toute une éternité va peser sur sa tombe. Dieu chasse devant lui, comme de vains brouillards, La poudre des soleils dissous de toutes parts ; Et, porté sur un char où sa colère gronde, Il passe, et, dans sa course, il efface le monde. ”
