Émilie Arnal,
La Maison de granit
“ Je comprends mieux que toi l’adorable douceur Des mots dont, ce matin, entre le ciel et l’onde. Te berçait ton amant, ô passante, ô ma sœur ! LOIN DE TOI J'ai ri de mon amour comme d’une folie Oui no tenait pas même aux fibres de mon cœur ; Je cherchais des raisons à la mélancolie Qui mettait sur mes yeux sa pesante langueur. Je disais : C'est le soir, l’hiver, la solitude ; C’est le brouillard qui tombe et voile l'horizon ; C’est le fardeau trop lourd des livres, de l’étude ; C’est l'âme de la nuit errant dans la maison. ”
