Auguste Angellier,
À l’amie perdue
“ L’instant vague et toujours lointain de te revoir, Tu connaîtrais, dis-tu, ce que tu veux savoir. XLVI Si mon amour n’est point l’amour que tu rêvais, S’il a failli d’atteindre au faîte de ce rêve, Si ton souhait de cœur par dessus lui s’achève, S’il n’est point le rayon des jours bons ou mauvais., S’il n’enveloppe point l’horizon de tes vœux, S’il reste, dans son cercle immense de tendresse, Un seul point entr’ouvert par lequel apparaisse Un azur plus lointain où t’entraînent tes yeux ”
