“ Messieurs, ayez foi en vous-mêmes. L’intrépidité de la clémence est le plus beau spectacle qu’on puisse donner aux hommes. Mais ici la clémence n’est pas l’imprudence, la clémence est la sagesse ; la clémence est la fin des colères et des haines ; la clémence est le désarmement de l’avenir. Messieurs, ce que vous devez à la France, ce que la France attend de vous, c’est l’avenir apaisé. ”
Clémence
Définition et enjeux
La clémence, vertu associée à la miséricorde et au pardon, occupe une place centrale dans les réflexions éthiques et religieuses. Dans les traditions abrahamiques, elle symbolise la bienveillance divine, incitant les fidèles à agir avec indulgence envers autrui.
Des auteurs comme Victor Hugo ou Charles Henri Bailleul soulignent son pouvoir pacificateur et sa capacité à surmonter les conflits. Le christianisme, le judaïsme et l’islam y trouvent une dimension spirituelle, tandis que des textes anciens et contemporains la présentent comme une valeur universelle, apte à apaiser les hostilités et à favoriser la justice.
Citations sur la clémence
Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ Par cet exemple, ajouta le jeune intendant, vous voyez, ô Roi, qu’il n’y a rien de plus excellent que la clémence. Un seul acte de clémence sauva la vie au roi Beherkerd, amollit son cœur, y fit germer toutes les vertus, et le rendit le modèle des souverains. ”
Hendrik Conscience,
Argent et Noblesse
“ Vous ne dites rien, Clémence.—Sacrifier ma noblesse! Moi, devenir la femme d'un bourgeois! Irrévocablement, pour toujours! murmura la jeune fille frémissante de douleur et presque de dégoût!—O Clémence, ayez pitié de votre malheureux père, de votre mère, de vos frères et sœurs, dit le baron d'un ton suppliant. Soyez notre ange protecteur à tous, dévouez-vous pour sauver l'honneur de notre race.La jeune fille parut hésiter.—Allons, ma chère enfant, soumettez-vous à la fatalité. ”
Frédéric Chevalier, Arthur Saingal, histoire de mil huit cent quinze… (1830)
“ Et tout en disant ces mots, le malheureux jeune homme, les yeux toujours fixés sur Clémence dont la beauté semblait emprunter un nouvel éclat, un charme plus enivrant encore de son air d'embarras et de confusion, restait immobile à la même place, comme si une puissance surnaturelle l'y eût attaché. ”
Charles Des Granges, Poésies (1845)
“ Bénissons la clémence, Et célébrons de cœur, Avec magnificence, L'œuvre du Créateur!. Le moindre des humains qu'a formé ta sagesse, Reconnaît ta puissance, et dit avec tendresse : Que l'Eternel est bon! Comment ne pas chanter, quand l'astre, chaque année, Fait croître la verdure encor toute fanée Par la froide saison. Bénissons la clémence, etc. Avec ton tendre amour et tes soins adorables Tu pourvois aux besoins qui nous sont convenables Par la fertilité. De jour en jour, l'on voit tous tes bienfaits suprêmes Se succéder sans fin ; aussi les méchans mêmes Eprouvent ta bonté. ”
Catherine Baker, Pourquoi faudrait-il punir
“ Il est à noter cependant que les philosophes se sont donné un mal fou pour le justifier, mais jamais pour justifier la clémence qui n’en a nul besoin. Il est étrange que personne ne s’interroge là-dessus. Qu’on lise des textes antiques ou plus récents de la vallée de l’Indus, de la Grèce, de la Chine, du Moyen-Orient, de l’Europe ou d’ailleurs, on tombe forcément à un moment ou à un autre sur un exemple de clémence devant lequel chacun de tout temps s’est respectueusement incliné. ”
Richard Cortambert,
Un drame au fond de la mer ; suivi de L'histoire de trois capsules
(1876)
“ La clémence est la passion des grands cœurs ! Soyez fort contre vous-même, mon ami ; je ne crois pas à la justice de vos juges idiots, de vos jurés abrutis, mais je vois audessus de l'humanité une justice universelle qui découle directement de la conscience. ”
Hendrik Conscience,
Argent et Noblesse
“ Clémence courbe la tête sous la volonté de son père, sous la pression de la fatalité. Elle se sacrifie à l'honneur et au bien être de sa race; elle se vend pour sauver ses parents d'une décadence scandaleuse. ”
Paul Féval, L'homme du gaz (2e édition) (1873)
“ Feu la pauvre Mlle Honor, en son vivant, l'appelait quelquefois « la grise. » Clémence avait en effet, quoique dodue, cette teinte générale des bilieux. C'est une nuance neutre, favorable au rechampissage. Il n'y a que les écarlates qu'on ne puisse pas vernir. L'émotion, chez Clémence, tournait au noir. C'est distingué. Mais pourquoi disserter? Clémence était tout uniment splendide, voilà l'évangile. J'ai vu, rue de la Paix, une rivière de diamants qu'on avait mise sur une taupe de velours noir pour en faire ressortir les feux. C'était Clémence. ”
Frédéric Chevalier, Arthur Saingal, histoire de mil huit cent quinze… (1830)
“ Oh! je vous en conjure, mon ami, s'écria Clémence en saisissant la main de son tuteur qu'elle couvrit à la fois de baisers et de larmes , ne vous exposez plus désormais à de semblables violences ; laissez-les agir comme ils le voudront, sans attirer sur vous leur terrible colère! Voyez déjà combien votre santé me cause de douloureuses inquiétudes ! Ah ! si vous conservez quelque affection pour votre Clémence, ne repoussez pas sa prière Vous la feriez mourir. ”
William Shakespeare,
Le marchand de Venise
(1600)
“ — La clémence ne se commande pas. — Elle tombe du ciel, comme une pluie douce, — sur le lieu qu’elle domine ; double bienfaisance, — elle fait du bien à celui qui donne et à celui qui reçoit. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Philosophe
“ Mais d’abord comme l’art de guérir, utile aux seuls malades, est estimé aussi de ceux qui se portent bien, ainsi la clémence, qu’invoque l’homme digne de punition, est révérée encore de qui n’a point fait le mal. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Philosophe
“ La clémence est la modération d’une âme qui a le pouvoir de se venger ; ou bien, c’est l’indulgence du supérieur dans la punition de l’inférieur. Il est plus sûr de donner plusieurs définitions, de peur qu’une seule ne soit incomplète et, pour ainsi dire, n’échoue par un vice de formule : on peut donc encore appeler clémence une disposition de l’âme à la douceur dans l’application des peines. ”
Voltaire,
Théâtre de voltaire. Tome 8
(1768)
“ Vous devez présumer Quel est le seul moyen qui peut me désarmer, Et qui de ma clémence est la cause & le gage. JULIE. Vous parlez de clémence au milieu du carnage ! Hélas ! si tant de fang , de supplices , de morts, Ont pû laisser dans vous quelque accès aux remords, Si vous craignez du moins cette haine publique, Cette horreur attachée au pouvoir tyrannique : Ou si quelques vertus germent dans votre cœur , En les mettant à prix n'en fouillez point l'honneur ; N'en avilissez pas le caractère auguste. Est-ce à vos passions à vous rendre plus juste ? Soyez grand par vous-même. ”
Jules Barni,
Les moralistes français au dix-huitième siècle…
(1873)
“ « C' est entreprendre sur la clémence de Dieu de punir sans nécessité ; » et il va même jusqu' à déclarer ( M. 167 ) que « la clémence vaut mieux que la justice , » maxime dont il faut rapprocher celle-ci celle-ci 394 ) : « Vantez la clémence à un homme sévère : Vous serez égorgé dans votre lit , répondra - t - il, si la justice n' est pas inexorable . O timidité sanguinaire ! » Nous retrouvons ici cet esprit d' humanité , de tolérance et d' indulgence que nous avons déjà rencontré dans Vauvenargues . ”
Victor Hugo,
Oeuvres illustrées, de Victor Hugo…
(1865)
“ La clémence est une belle vertu royale, qui rompt les courantes de la colère. Croit-elle, Votre Majesté, que ce soit à l'heure de la mort un grand contentement pour un roi, de n'avoir laissé aucune offense impunie? D'ailleurs, sire, je n'ai point trahi Votre Majesté ”
Louis Gillet,
Trois variations sur Claude Monet
(1927)
“ M. Clemenceau a fermé aujourd'hui les paupières de son ami. Il a fermé ces yeux qui avaient su voir dans la nature des merveilles nouvelles et arracher des voiles à ce vieil univers. Au bord de l'étang plein de songes, sa rêverie mélancolique se promènera solitaire. Pleurez, ô nymphéas! Le maître n'est plus qui venait épier sur vos corolles, parmi les reflets du ciel et des eaux, la figure du rêve éternel de la vie. ”
Étienne-Michel Faillon,
Vie de Melle Momper, directrice de la petite oeuvre de Saint-Sulpice…
(1870)
“ Conduite de DIEU préparant M"* Clémence à être, entre les mains de la Très-Sainte-Vierge, l'instrument de la sanctification de la Petite-œuvre. PACK*. Chapitre 1er. Depuis la naissance de Milo Clémence jusqu'à son entrée à l'Œuvre 5 Chapitre 20. Depuis l'entrée de Mlle Clémence à la Petite-œuvre jusqu'à ses épreuves intérieures 54 Chapitre 3e. Épreuves intérieures par lesquelles DIEU la prépare à recevoir abondamment l'esprit propre de sa vocation à l'Œuvre 117 Chapitre 4 e. Retraite spirituelle pendant laquelle DIEU fait connaître et désirer à Mil. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ La clémence des Princes n’est souvent qu’une politique pour gagner l’affection des peuples. Rochef. Les Souverains ne doivent user de clémence, que quand elle ne peut plus passer pour un effet d’impuissance & de crainte. Bizot. Le Card. de Richelieu établit la sûreté de sa fortune par la rigueur, & n’osa hasarder la clémence. De Langlage. Combien de pécheurs, se représentant Dieu plein de bonté & de miséricorde, persistent dans leurs désordres, & par un affreux abus s’imaginent qu’il sera toujours tems d’avoir recours à sa clémence. ”
Alexandre Dumas,
Affaire Clémenceau : mémoire de l'accusé
(1866)
“ AFFAIRE CLEMENCEAU. l'âme contient de plus pur, la méditation, la volonté, la persévérance, la douleur quelquefois, sera un compagnon, un ami pour des milliers d'individus, pour l'humanité entière, le jour où celle-ci coraprendra enfin tout ce qu'elle est appelée à Comprendre. Voilà des créateurs divins qu'on appelle : Moïse, Mahomet, Homère, Virgile, Dante, Shatspeare, Raphaël, Colomb, Galilée, Michel-Ange, Molière, Pascal, Montaigne, Mozart, Voltaire, Newton Quelle. ”
Alexandre Dumas,
Affaire Clémenceau : mémoire de l'accusé
(1866)
“ Cependant, avant d'en arriver là, j'ai combattu, je me suis adressé de bonne foi au travail, à la prière, à l'amitié, à la solitude, au suicide, à la science, à ATFAIRE CLEMENCEAU. 319 la loi, enfin au repentir de celle qui m'avait offensé et meurtri; je leur ai demandé un dérivatif à desmaux que je ne pouvais plus supporter; rien ne m'a répondu. La nature, dans un mouvement spontané, irrésistible, meurtrier, m'a délivré tout à coupdu démon qui m'obsédait. Le crime m'a exorcisé, calmé, assaini. ”
“ Clément, Clément, je veux Clément, mon Dieu ! qu’il soit bien heureux et bien joyeux. Délivrez-le de tout mal. Faites que je le retrouve et que je lui donne aussi quelque jour de mon pain... avec toute mon âme ! ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Pourquoi n’offensé-je personne, a dit un philosophe, si je doute du postulat d’Euclide ou de la loi de Mariotte, tandis que je succombe sous l’afflux des clameurs, si, cherchant l’absolu, comme tous autres, je ne l’ai pas trouvé ? Demandez-vous pourquoi l’effort de connaissance humaine n’appellera rien tant que l’épreuve d’une démonstration d’expérience, tandis que la réplique divine à nos timides enquêtes, sera du dernier supplice, avec l’achèvement des tortures d’éternité. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Nous sommes à la source de la fameuse lutte des Nominalistes et des Réalistes qui dressa les uns contre les autres, au Moyen Âge, ceux qui ne voyaient dans les mots que des verbes correspondant à des formes de pensées, et ceux qui y voulaient faire vivre l’absolu d’une réalisation. Tout le scénario de la théologie se trouvait en cause, et, de ce point de vue, rien n’est plus instructif, dans l’histoire de l’esprit humain, que l’analyse, même sommaire, des arguments échangés. On peut dire que l’avenir de la pensée humaine se joua dans cette partie. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Quelle qu’ait été votre histoire, ô mythes tantôt couverts de sang, tantôt rayonnants d’impeccable beauté, vous avez exprimé des passages d’idéal qui vous assurent, païens ou chrétiens, une place de premier rang dans l’histoire de la pensée. Vous avez connu tour à tour grandeurs et défaillances, mais vous jalonnez encore le lumineux sillon ou les profondes aspirations de l’homme se sont développées. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Nous n’en marcherons pas moins bravement à la conquête de nous-mêmes et du monde, sans attendre de notre marche à l’étoile une autre récompense que le contentement d’avoir marché. Vienne l’événement qui rompra notre journée, nous aurons vécu d’un éclair de noblesse humaine sans parallèle dans les mornes sphères de la Divinité. Combien de Dieux, qui n’auront connu que la peine de naître, seraient dignes, à ce compte, de l’humanité ? ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ N’apercevez-vous pas à quel point vous rabaissez votre Divinité, immuable par définition, au rang des incohérences de l’homme changeant ? Votre prétention est de nous découvrir une suprême Providence, et comme vous ne la pouvez concevoir qu’anthropomorphiquement, vous n’arrivez à la construire qu’à la mesure de vos propres imperfections. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ S’il y avait un dessein dans le monde, notre élan d’anticipation s’en trouverait simplifié. Pour les raisons que j’ai dites, c’est la question fondamentale sur laquelle nos dissentiments s’accusent dans les termes les plus formels. Ceux qui croient posséder les secrets de leur Providence s’en trouvent fort à l’aise pour exposer ce qu’ils ignorent, et nous montrer gravement, dans les feux de l’enfer, le fondement le plus sûr de leur félicité particulière. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Il faut qu’elles évoluent, puisque nous évoluons. Dis-moi quel Dieu tu as et je te dirai qui tu es, ou plutôt qui tu te dis, qui tu te crois, sans pouvoir te réaliser. Le Dieu suscité de nous pour nous guider, nous suit à tout moment comme l’ombre qui ne peut se détacher de nos gestes, et se voit tenue de se conformer, d’âge en âge, aux développements de nos propres réactions en perpétuel devenir. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Les rudimentaires intelligences y coururent d’élan. Et, du même coup, toutes les puissances mondiales, passées, par le glissement des mots, de l’état d’attributs au rang de personnalités, prirent aspects de volontés maîtresses de l’homme et de son univers. Redoutable déviation du verbe, entraînant celle de la pensée. Une originelle doctrine des choses surgit par là d’emblée, suivie d’une obsession de rites qui vont prendre possession de nos émotivités. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Des premiers âges de l’Église, à travers les sombres convulsions du Moyen Age, la longue régression fit son œuvre, jusqu’à la Renaissance de la pensée hellénique, par la vertu de laquelle la civilisation supérieure put reprendre son cours. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Nos métaphysiciens, que rien n’effraye, expliquent tous mystères par le mystère supérieur des principes primordiaux, des essences, des entités et autres quiddités, formes de certaine transcendance dont la vertu magique est de tout éclaircir par des sons de voix qui n’objectivent rien de déterminé. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Les prodigalités de l’univers ne peuvent-elles donc plus magnifiquement nous émouvoir que notre enfantine imagerie d’église offerte aux malheureux fidèles pour « élever leur âme », nous dit-on ? À ciel ouvert, la pensée est en marche, par d’insensibles passages, vers une floraison de problèmes qui nous campent en postures d’interrogateurs devant les éléments du monde d’où nous viennent lentement des réponses de positivité. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Pour arriver à se comprendre, il faut qu’il juge d’abord l’œuvre vraiment créatrice en laquelle il s’est manifesté. Dans ses Divinités cruelles ou bienfaisantes, il a marqué des temps de son évolution. Remontant la piste des âges, il nous appartient de retrouver la suite des concordances qui révèlent, dans nos Dieux, nos passages d’humanité, pour induire une vue de l’homme réel d’après les contours du personnage divin figuré. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Où trouver les moyens de rapprocher, de lier, d’ordonner une telle matière en vue d’une synthèse des procédures de l’esprit humain, quand il faut remonter jusqu’aux sources de la pensée humaine pour retrouver, la trace mystérieuse des parentés de tous les Dieux de tous les temps. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Quelle autre fortune pourrait donc nous tenter que de nous montrer dignes d’une réalisation partielle d’idéal par laquelle nous pouvons vivre, même nous accroître dans un effort continu de connaître et de nous émouvoir. En regard, mettez l’impuissance des menaces théologiques pour nous interdire l’accès de la connaissance positive, sous peine de mort, au nom de la Divinité. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ La conception générale à laquelle l’observation des phénomènes nous convie, ne nous approche-t-elle pas d’une émotion plus profonde et plus belle que les contes puérils de la théologie ? Notre émotion des choses, fonction des mouvements de la connaissance, achève, en des spasmes de sensibilités épanouies, des successions d’accords de l’homme avec le monde où il est apparu. ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Cependant, en sa bonne paix fossilifère, l’homme de la Chapelle-aux-Saints, indifférent à tout ce bruit, attendait son heure, trop proche des pithécanthropiques souvenirs pour aberrer jusqu’à l’humain mépris des plus humbles aïeux. Voici donc que désormais, suivant un mot célèbre, « les qualités sont connues ». C’est le jour décisif de l’humanité qui se lève. ”
