Réalisme (philosophie)

Définition et enjeux

Portrait de Charles Renouvier Charles Renouvier,  Les Dilemmes de la métaphysique pure

“ Dans tout le cours de l’histoire de la philosophie et des religions, nous voyons la méthode réaliste dominer l’esprit humain, s’appliquer en mille manières, et se montrer partout l’obstacle au dégagement d’une vraie doctrine de la personnalité. Dans les mythologies grecque et latine, un réalisme physique est le principe des personnifications de qualités ou forces naturelles : personnifications que la réflexion combat, et qui plus tard s’oblitèrent en ne gardant que le sens de symboles. Un réalisme d’idées s’applique déjà à des qualités mentales, à des vertus. ”
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Henri Duvergey,  Conférences sur les rapports entre la littérature et les moeurs (1874)

“ Je viens de caractériser les deux grands courants de notre philosophie ; on sait que le premier a produit le Réalisme, et que le deuxième a donné naissance à l'Idéalisme en littérature.
Sous prétexte de substituer le vrai à la convention, l'imitation parfaite de la nature, la reproduction exacte du monde qui nous entoure à une nature et à un monde imaginaires, nos écrivains réalistes rejettent loin d'eux tout ce qui est abstrait, tout ce qui est peinture morale. Ils veulent matérialiser et nous faire toucher sur le physique de l'homme les sentiments qui agitent son coeur.
”
Source : Gallica

Laurent-Jan,  Misanthropie sans repentir : fragments de sagesse… (1860)

“ Par amour du réalisme, ils mettent parfois un peu de paille dans leurs sabots, et c'est un tort ; mais aussi, voyez avec quelle habileté ils jonglent du subjonctif pour racheter ce détail vulgaire auprès des gens bien nés ! Écoutez avec quelle sublimité dans le pathos ils jargonnent politique, philosophie, esthétique et amour! Quelle aimable candeur! ”
Source : Gallica

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