Louis Debuire Du Buc

Résumé

Louis Debuire Du Buc Histoire d'une canette : poème familier (1861)

Puis, m'emparant de la lumière, Je retourne à mon étagère, Où je demeure stupéfait, Car, n'en doutez pas, s'il vous plaît, C'est la canette qui parlait.
Si tu vivais, ô La Fontaine !
Ta surprise serait certaine ;
Tu ne me croirais qu'avec peine,
Car, faire parler les métaux, C'est plus fort que les animaux.
Mais repose en paix, toi qu'on nomme, J'ignore pourquoi, le bonhomme; La sottise poursuit son cours, • Et les bêtes parlent toujours.
Source : Gallica

Louis Debuire Du Buc Histoire d'une canette : poème familier (1861)

J'ai vu le jour rue des Suaires, Parmi les croix, les reliquaires, Qui font qu'au loin le campagnard Exalte la maison Chuffart.
Je n'ai jamais connu ma mère, Ni reçu les baisers d'un père, Mais on me donne, et c'est certain, Pour parents, le plomb et l'étain.
C'est te dire que ma famille Est très nombreuse et qu'elle brille Par le monde. Aussi que de nous Le maître se montrait jaloux, De papier Joseph entourées, Par ses soins doucement serrées, Il fallait le voir étalant Notre costume étincelant, Lorsque venait quelque chaland.
Source : Gallica

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