Charles François

Résumé

Charles François II. À Paris

Le petit saumur d’Émile était capiteux en diable. Ernest commençait à avoir la langue pâteuse, mais ses doigts conservaient toute leur lucidité et les habitantes de Genlis commençaient à ne pas regretter leur voyage. Elles devenaient gaies et friponnes à leur tour, et une chaleur douce et pénétrante leur courait le long de l’épine dorsale :
— Mon petit marquis, fais-moi mourir, dis ! implorait Mme de Throuardan.
— J’ veux de l’amour, tout plein d’amour, y m’en faut ! affirmait Madame Douminey, née Appoel.
— Émile, hurla le chasseur, apportez de l’amour pour ces dames !
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Charles François II. À Paris

Des copines de Genlis, affirma Ernest, sans donner d’autres explications.
Cependant « Émile » s’apprêtait à servir un fameux déjeuner au trio. Ernest avait commandé des moules, des escargots, de la tête de veau, des haricots rouges (c’était son plat favori) , du fromage de Brie. Le tout devait être arrosé de nombreuses bouteilles de Saumur.
Le petit chasseur était en pays de connaissance. Chaque nouvel arrivant venait lui serrer la main. Les hommes étaient tous mis avec beaucoup de recherche, ils étaient tous entièrement rasés, l’air de vagues sportmen, ou de cabots chantant la romance.
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Charles François II. À Paris

Émile, toujours correct, s’avança et affirma qu’il avait à la disposition de ces messieurs et dames des cabinets particuliers munis de tout le confort moderne.
— Voui, voui, ça va, j’ sais, y a de quoi écrire ! En attendant, refile-nous l’addition !
Dès qu’il fut en possession de la petite note, Ernest la communiqua aux dames de Genlis, qu’il abandonna quelques instants, le vin blanc ayant des qualités diurétiques qui agissaient fortement sur la vessie.
Quand il revint, il vit avec plaisir que « l’ardoise » était réglée. Allons, ces dames savaient se conduire dans le monde.
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