Charles François

Élements biographiques

Charles François II. À Paris

Le petit saumur d’Émile était capiteux en diable. Ernest commençait à avoir la langue pâteuse, mais ses doigts conservaient toute leur lucidité et les habitantes de Genlis commençaient à ne pas regretter leur voyage. Elles devenaient gaies et friponnes à leur tour, et une chaleur douce et pénétrante leur courait le long de l’épine dorsale :
— Mon petit marquis, fais-moi mourir, dis ! implorait Mme de Throuardan.
— J’ veux de l’amour, tout plein d’amour, y m’en faut ! affirmait Madame Douminey, née Appoel.
— Émile, hurla le chasseur, apportez de l’amour pour ces dames !
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Charles François I

Orgueilleuse, elle renseigna l’amie :
— Il est avocat !
Jeanne s’esclaffa :
— Ma chérie ! le mien est dans les affaires, de grosses affaires... un trust, tu comprends... la crise pour lui n’existe pas, c’est un fortiche...
— Un fortiche !
— Mais oui, nigaude, un fortiche... un fort... tu comprends... il gagne beaucoup d’argent... alors, le luxe, des frusques, des dessous, des bijoux... mais parlons de toi... Tu l’aimes, au moins, petite sotte, cet avocat ?
Marceline eut un frisson, tout le corps révulsé de désirs :
— Je l’adore !
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Charles François V

Les rêves reprirent avec plus d’acuité, elle aspira à des étreintes affolées, elle rêva à toute une gymnastique compliquée, à des caresses bizarres... elle se gava d’une littérature pleine de lyrisme qui exaltait encore ses désirs. Et sans cesse, elle pensa à Maurice, elle se vit dans ses bras et se jura que lui, au moins, saurait lui arracher le cri suprême de la passion heureuse. Elle revit Jeanne, qui l’invita pour le samedi suivant. Elle n’eût garde de manquer à ce rendez-vous, y courant, le cœur étreint par une angoisse morbide. Maurice s’étonna de la continuelle absence de René.
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