Charles François

Résumé

Charles François I. Dans le train

Comme par hasard, une croupe audacieuse plutôt que ferme vint se frotter contre sa cuisse. Un mouchoir habilement jeté à terre, un amour de sous-lieutenant qui se baisse pour le ramasser, une grosse femme qui esquisse le même geste, qui glisse, qui tombe et qui murmure :
— Petite crapule, vous ferez de moi tout ce que vous voudrez !
Il y a des situations dans la vie où un galant homme ne peut pas agir comme un muffle. Guy s’était exécuté sans joie, évidemment, avec un peu de pitié pour la grosse mémère énamourée.
Source : Wikisource

Charles François I. Dans le train

Pauvre petit sous-lieutenant, il part, il fuit Genlis et surtout les Genlisiennes, et à peine arrivé sur le quai, il recule, épouvanté : Devant lui, venant à sa rencontre, deux femmes, le sourire sur leurs lèvres fanées, s’avancent, la tête haute, la poitrine en bataille. La jolie figure du jeune homme se contracte en un sourire douloureux :
— Ah ! quel bonheur, s’exclame l’une d’elles, nous allons voyager ensemble !
Guy s’incline, murmure un « Trop flatté ! » ironique, et cherche à s’esquiver, mais en vain.
Source : Wikisource

Charles François I. Dans le train

Et d’une, passons à la deuxième beauté genlisienne, Mme de Throuardan, la femme du conservateur des hypothèques, plus toute jeune non plus, comme sa complice entre quarante et cinquante, mais elle a encore de la ligne ; c’est une grande femme maigre, très brune, au nez busqué, aux yeux sombres et ardents, à la cuisse nerveuse et lascive.
Guy ne les connaît que trop, hélas ! les deux pécores. Il s’en souviendra toute sa vie, même quand il sera maréchal de France, de sa première visite à Madame la Sous-préfète.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature