Charles François, Le journal d'un officier français ou Les cahiers du capitaine François… (1913)
“ Nous nous élançons vers la redoute, nous y montons par les embrasures ; j'y entre au moment où une pièce vient de faire feu. Les canonniers russes nous reçoivent à coups de leviers et de refouloirs. Nous combattons avec eux corps à corps, et nous trouvons de redoutables adversaires. Un grand nombre de Français tombent dans les trous de loup pêle-mêle avec les Russes qui sont déjà dedans. Entré dans la redoute, je me défends avec mon sabre contre les canonniers, et j'en sabre plus d'un. L'impétuosité de nos soldats est telle, que nous dépassons la redoute d'une cinquantaine de pas. ”
