Résumé

Jean-Marie Merme Des pyramides à Moscou : souvenirs d'un soldat de Napoléon Premier… (2011)

Pour preuve de mon attachement à Napoléon, j'ai donné son nom, ou celui des impératrices ou des membres de sa famille à chacun de mes enfants.
Je ne dois donc rien à personne qu'à Dieu. J'ai payé plus que ma dette à la patrie, et sur mes vieux jours, je suis venu, pour vivre, labourer un coin du sol natal.
Voilà, mes amis, toute l'histoire de ma vie militaire. J'ai bien versé des larmes quand j'ai appris la mort de l'Empereur ; mais il ne souffrait plus.
Mes longs services et ma croix de la Légion d'honneur me donnaient droit à une retraite honorable.
Source : Gallica

Jean-Marie Merme Des pyramides à Moscou : souvenirs d'un soldat de Napoléon Premier… (2011)

«Merme, tu es plus digne d'être officier que moi.»
Je lui répondis :
«Il y a si longtemps que les boulets et les obus sifflent à mes oreilles que je n'y fais plus attention.»
Le danger devenait pressant. Sur tous les points, la France était envahie, l'armée luttait cependant de bravoure, et l'Empereur de génie. Nous avions perdu l'habitude de nous coucher ; car chacun sentait le danger de la patrie : notre drapeau qui avait flotté du Jourdain à la Moskowa, était obligé de reculer devant les masses d'hommes que les puissances alliées avaient soulevées contre nous.
Source : Gallica

Jean-Marie Merme Des pyramides à Moscou : souvenirs d'un soldat de Napoléon Premier… (2011)

A la vue de l'Empereur et de sa garde, les cris de «Vive l'Empereur 1» retentissent d'un bout à l'autre de l'armée. A ces cris, les Autrichiens s'arrêtèrent, tout étonnés d'avoir l'Empereur en face, tandis qu'ils le croyaient encore en Espagne : sa présence, celle de sa garde, les terrifia. L'armée française reprit alors courage et l'offensive, et en un instant l'ennemi fut mis en déroute, chassé de ses positions et poursuivi, la baïonnette aux reins, jusqu'au Danube.
Source : Gallica

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