Retraite de Russie

Définition et enjeux

Portrait de Léonce Pingaud Léonce Pingaud Les français en Russie et les russes en France… (1886)

Un grand nombre de témoins ont décrit la retraite de Russie, chacun racontant des épisodes divers, et toujours avec succès, car les coeurs les plus rebelles à l'affection ou à la haine ne sont pas insensibles à la pitié. Or quoi de plus pitoyable que cette immense agglomération de soldats victorieux la veille, saisie par un ennemi invisible qui la presse jour et nuit, au bivouac où elle se croit à l'abri des balles et des lances, et qui va se traînant, dispersant ses trophées, ses armes, ses cadavres de Moscou à la frontière, jusqu'à devenir un troupeau affolé, sans âme et sans voix ?
Source : Gallica

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 septembre 1915

Mais une retraite bien conduite n’en présente pas moins le grand avantage de réserver l’avenir ; elle en ménage, en conserve toutes les chances et tient la porte ouverte aux revanches qu’il est toujours permis d’espérer. Cela est permis surtout quand on connaît la cause du mal et qu’on a la certitude d’y porter remède. Tout le monde travaille aujourd’hui en Russie à fournir à de vaillantes armées le matériel de guerre qui leur a si cruellement fait défaut, et il nous revient de partout que cet immense effort collectif a déjà produit des résultats fort appréciables.
Source : Wikisource

Franz Georg Friedrich von Kausler Campagne de Russie, 1812 : d'après le journal illustré d'un témoin oculaire (1895)

C'est la retraite : la Retraite de Russie, ou plutôt la course errante et sans ordre, le défilé lamentable de hordes en haillons, couvertes d'oripeaux bizarres provenant du pillage de Moscou, et qui, sourdes à la voix des chefs, fuient avec des allures de troupeaux affolés devant la lance des Cosaques de Platow.
A quoi bon désormais chercher à travestir l'histoire et à donner le change à l'avenir sur cette sinistre aventure! Assez des relations officielles et des bulletins mensongers! Écoutons
second des grenadiers à pied de la Vieille Garde. (Paris, Dumaine, 1865 ; 4 vol. in-18.)
Source : Gallica

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