Léonce Pingaud,
Les français en Russie et les russes en France…
(1886)
“ Les rues de Lyon ne valent pas à ses yeux la moindre ruelle de Pétersbourg. S'il y a peu de bonne foi en Russie, il n'y en a pas ombre en France. Sauf l'extérieur, un gentilhomme moscovite est bien préférable à un gentilhomme français, et le paysan des bords du Volga est plus heureux qu'un vigneron du Languedoc ou de la Bourgogne. Mieux vaudrait mille fois vivre avec les Allemands, gens plus simples et plus respectables, et encore, tout compte fait, la nation russe n'est pas pire qu'une autre, et on peut jouir chez elle d'un bonheur qu'il n'est pas nécessaire d'aller demander à l'étranger. ”
