Palais d'Hiver

Définition et enjeux

Adolphe Badin Un Parisien chez les Russes (1883)

Le palais d'Hiver lui-même, bien qu'il manque évidemment de style et de grandeur, prend, parla neige, un aspect tout autre. Quant à Isaac, notre cathédrale n'est jamais plus belle que lorsque les pures lignes blanches d'une épaisse couche de neige accusent les grandes divisions de son architecture, que des paillettes étincelantes s'accrochent aux flancs arrondis de ses coupoles, et que cette grande masse d'or, de bronze et de granit s'enlève en vigueur sur un tapis d'hermine sans mouchetures !
Source : Gallica

Pierre P. Weiner Les chefs-d'oeuvre de la galerie de tableaux de l'Ermitage à Petrograd… (1923)

Dorénavant le palais d'Hiver, où s'exerçait autrefois le plus grand des pouvoirs de l'Etat, luxueuse demeure, dont la magnifique architecture et les proportions grandioses nuisaient au bon effet des œuvres d'art qui y foisonnent, servira — sauf quelques pièces qui seront conservées en qualité de vestiges historiques et une galerie de portraits — de temple incomparable à l'Art universel.
Source : Gallica

Portrait de Marylie Markovitch Marylie Markovitch Revue des Deux Mondes

Quels cadres fastueux la ville de Pierre le Grand offre à ces inoubliables scènes de la révolution russe : le Palais de Tauride, avec sa rotonde à coupole, son immense jardin, moutonnement de neige ou de verdure, suivant les saisons ; la place du Palais d’Hiver, — entourée de palais peints en ocre rouge comme du sang coagulé, — si vaste que 100 000 hommes suffisent à peine à remplir sa coupe arrondie ; le Champ de Mars où l’on pourrait bâtir une ville
Source : Wikisource

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