Palais Garnier

Définition et enjeux

Portrait de Joris-Karl Huysmans Joris-Karl Huysmans Certains

Les architectes élèvent des monuments saugrenus dont les parties empruntées à tous les âges constituent, dans leur ensemble, les plus serviles parodies qui se puissent voir.
C’est le gâchis dans la platitude et le pastiche ; l’art contemporain se résume presque en ce misérable pot-pourri qu’est l’Opéra de M. Garnier et dans cet incohérent palais du Trocadéro qui, vu d’un peu loin, ressemble avec son énorme rotonde et ses grêles minarets à clochetons d’or, à un ventre de femme hydropique couchée, la tête en bas, élevant en l’air deux maigres jambes chaussées de bas à jour et de mules d’or.
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Bibliothèque-musée de l'Opéra Charles Garnier et l'Opéra : [exposition… (1961)

Le jury décida ensuite d'instituer un deuxième concours entre les cinq « primés ». Deux mois leur furent accordés pour cette nouvelle épreuve, mais deux concurrents : Duc, l'architecte du Palais de Justice, et le directeur de théâtre Duponchel, représenté par ses deux architectes, avaient renoncé à courir leur chance. Seuls restaient donc en ligne : Ginain, Garnaud (1) et Garnier.
A l'issue de la deuxième épreuve, fin mai 1861, Charles Garnier l'emporta sans conteste. L'idée de génie avait été apportée par ce jeune Prix de Rome de 36 ans, financièrement aux abois.
Source : Gallica

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