Édouard Garnier, Les nains et les géants (1884)
“ J'aime mieux Tom Pouce quand il redevient gentleman, qu'il tire sa montre, voit l'heure qu'il est, vous offre des pastilles, une prise de tabac ou un cigare, le tout à sa taille. Je l'aime encore lorsqu'il s'asseoit sur un fauteuil doré, qu'il croise ses jambes et vous regarde d'un air fin et presque moqueur. C'est alors qu'il est amusant. Il n'est jamais plus inimitable que quand il n'imite rien, quand il est lui-même. Son originalité, au surplus, ne lui coûte pas de grands efforts ; il y a peu de frais à faire ; il n'a qu'à se montrer, personne ne lui ressemble. ”
