Jacob et Wilhelm Grimm

Résumé

Jacob et Wilhelm Grimm Contes choisis des frères Grimm

La vieille saisit un cheveu d’or, l’arracha et le mit de côté. « Hé, s’écria le diable, qu’as-tu donc fait ?
— J’ai eu un mauvais rêve, dit l’hôtesse, et je t’ai pris par les cheveux.
— Qu’as-tu donc rêvé ? demanda le diable.
— J’ai rêvé que la fontaine d’un marché, qui versait toujours du vin, s’était arrêtée et qu’elle ne donnait plus même d’eau ; quelle en peut être la cause ?
— Ah ! si on le savait ! répliqua le diable : il y a un crapaud sous une pierre dans la fontaine ; on n’aurait qu’à le tuer, le vin recommencerait à couler. »
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Jacob et Wilhelm Grimm Contes choisis des frères Grimm

Au bout d’un moment il aperçut les deux géants endormis sous un arbre et ronflant si fort que les branches en tremblaient. Le petit tailleur remplit ses deux poches de cailloux, et, montant dans l’arbre sans perdre de temps, il se glissa sur une branche qui s’avançait juste au-dessus des deux dormeurs et laissa tomber quelques cailloux, l’un après l’autre sur l’estomac de l’un d’eux. Le géant tut longtemps sans rien sentir, mais à la fin il s’éveilla, et poussant son camarade il lui dit : « Pourquoi me frappes-tu ?
— Tu rêves, dit l’autre, je ne t’ai pas touché. »
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Jacob et Wilhelm Grimm Contes choisis des frères Grimm

« Va reposer sur ta couche, cher petit chevreuil, pour te guérir. »
Mais la blessure était si légère, que le lendemain, le chevreuil ne se sentait plus de rien ; et quand il entendit encore le bruit de la chasse dans la forêt, il dit : « Je n’y puis plus tenir, il faut que je sois là ; on ne me prendra plus si aisément. »
La petite sœur pleura, et lui dit : « Cette fois ils te tueront, je ne te laisserai pas sortir.
— Je mourrai de chagrin ici, si tu me retiens, répondit-il ; quand j’entends le cor de chasse, il me semble que les pieds me brûlent. »
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