Octave Mirbeau,
Les Vingt et un Jours d’un neurasthénique
“ Les feuilles sèches volèrent à droite et à gauche, et un gros hérisson dardant ses piquants, allongeant son museau, apparut. Avec une rapidité, un bondissement d’attaque qu’il eût été impossible d’imaginer aussi lestes chez une bête d’aspect aussi lourd, le hérisson se précipita sur la vipère, l’engueula par la queue qu’il serra fortement, et se roula en boule, son corps tout entier préservé par les mille pointes dressées, comme des piquants de lance, de sa peau. ”
