Paulin Teulières

Résumé

Paulin Teulières Histoire naturelle (1850)

Quand le Lion est excité, il pousse un rugissement formidable. Alors, le dos se voûte, la crinière se hérisse, les griffes et les dents se mettent à découvert, la langue frémissante dresse ses aiguilles, la queue, dans ses ondulations terribles, bat les flancs de l'animal et laisse voir l'onglet terminal qui se recourbe comme un crochet.
Sous le rapport de la distribution géographique, le Lion et le Tigre se rencontrent dans l'Inde, mais le Lion reste toujours dans les contrées chaudes, tandis que le Tigre s'avance jusque vers la Sibérie,
et sa robe alors devient grise et fourrée.
Source : Gallica

Paulin Teulières Histoire naturelle (1850)

Le Cheval est très-sociable et son instinct est assez élevé. Dans sa taille, comme dans tous les détails de ses formes, la puissance musculaire a reçu tout ce qui était compatible avec l'élégance et avec l'agilité. Son port est majestueux, soit que dans sa marche assurée, il dresse fièrement sa tête, soit que dans sa course rapide, il fasse onduler au vent son épaisse crinière et sa longue queue. Son oreille est mobile et, dans ses mouvements, elle exprime toutes les impressions de l'animal.
Source : Gallica

Paulin Teulières Histoire naturelle (1850)

Au lieu d'être un jeu de la nature, le Bradype présente des harmonies spéciales qu'on a méconnues, parce que l'animal est nocturne et qu'on a voulu le juger sous l'influence de la lumière. Bien plus, le Bradype est fait pour grimper sur les arbres, et on a voulu le juger en le plaçant sur le sol. Or, si tout lui est obstacle pour la marche, tout lui est auxiliaire pour le grimpement. Et tandis que le moindre rayon solaire l'éblouit, son regard est à l'aise dans l'obscurité. Sur la terre, l'allure du Bradype est lente et embarrassée.
Source : Gallica

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