“ Misérable pécheur! âme basse et perverse! vous savez bien que vous me cachez un secret formidable, et que votre conscience est un abîme d'iniquité. Mais vous ne tromperez pas l'œil de Dieu, vous n'échapperez point à sa justice. Allez, retirez-vous de moi; je ne veux plus entendre vos plaintes hypocrites. Jusqu'à ce que la contrition ait touché votre cœur, et que vous ayez lavé par une pénitence sincère les souillures de votre esprit, je vous défends d'approcher du tribunal de la pénitence. ”
Tégument
Définition et enjeux
Le tégument désigne, dans un sens large, une couche externe ou un revêtement protecteur, qu’il s’agisse de la peau biologique, d’une enveloppe symbolique ou d’une structure morale.
Ce concept a été abordé par de nombreux auteurs, qui en ont mis en lumière des aspects divers : Nietzsche y voit une métaphore de la souffrance auto-infligée, George Sand en fait un lieu de pénitence et de rédemption, tandis que Calderón de la Barca le relie à la justice et à l’équité. Ces approches, mêlant spiritualité, politique et philosophie, révèlent la richesse des interprétations du tégument comme interface entre l’intérieur et l’extérieur.
Citations sur “tégument”
“ Sois une fois ton propre accusateur et ton propre bourreau, prends ta souffrance comme une punition que tu t’es infligée à toi-même ! Jouis de ta supériorité en tant que juge ; mieux encore : jouis de ton bon plaisir, de ton arbitraire tyrannie ! Élève-toi au-dessus de ta vie, comme au-dessus de ta souffrance, regarde au fond des raisons et des déraisons ! ”
Abbé Daure, Les sept psaumes de la pénitence… (1833)
“ Je me sens accablé sous ta pesante main , Le dard qu'elle a lancé demeure dans mon sein. Chaque endroit de mon corps endure quelque peine, Je tremble en regardant mes péchés et ta haine; Je sens la pesanteur des crimes que j'ai faits, Je n'en puis plus porter l'épouvantable faix. ”
Cicéron,
Rhétorique (''Œuvres complètes''…
“ C’est ici qu’il faut considérer quelle est la coutume, quelle est la loi, la formule d’accusation, la manière de poursuivre, l’usage ou l’habitude, l’intérêt ou la haine que l’action inspire, parce que ces moyens peuvent quelquefois conduire à des conjectures et à des soupçons. ”
Pedro Calderón de la Barca,
Théâtre de Calderón
“ Toute votre justice, sire, ne forme qu’un seul corps. Si ce corps a plusieurs bras, quel inconvénient y a-t-il à ce que ma main exécute le jugement qu’une autre aurait exécuté ? et qu’importe un léger vice de forme alors que la raison et l’équité sont satisfaites ? ”
Matthew Gregory Lewis,
Le Moine
“ La punition que les lois de Sainte-Claire infligent aux infortunées qui ont commis ma faute est des plus sévères, des plus cruelles. — Digne, digne père ! que votre conscience irréprochable ne vous rende pas impitoyable pour ceux qui sont moins capables de résister à la tentation ! ”
Gillet de La Tessonerie, L’Art de régner ou le Sage gouverneur Tragi-comédie
“ Et qu'il témoigne enfin, punissant les pervers,Que les Rois sont les Dieux de ce bas univers. [440] Maintenant tu verras qu'il est bon qu'il pardonne,Quand l'affront quelquefois regarde sa personne,Puisqu'il doit la vengeance aux intérêts d'autrui,Et qu'il doit répugner à la prendre pour lui.Tu verras comme il faut qu'il use de clémence, [445] Observant l'offenseur et le poids de l'offense,Et qu'il sache qu'enfin un excès de bontéPeut quelquefois autant que la sévérité,Puisque pour ramener un homme qui s'échappe,La douceur fait bien plus que le bras qui le frappe. ”
Jean-Marie Déguignet,
Mémoires d’un paysan bas-breton
“ Or, dans ce livre, on trouve tous les moyens de chasser ces esprits malins, lorsqu’ils font du mal, ou de les appeler lorsqu’on peut avoir besoin d’eux pour porter les gros fardeaux, faire des gros travaux, et, dans ces conditions, le bon Dieu doit être très content de voir l’homme plus fin que le malin des malins. — Ta, ta, ta, ta ! dit la fermière, notre curé défend tous les livres qui ne sont pas bénits, et celui-là ne l’est pas, car je vois des lettres rouges là dedans. ”
Saint of Foligno Angela, Le livre des visions et instructions de la bienheureuse Angèle de Foligno
“ Si encore, par la permission de Dieu, quelque homme nous fait un tort ou une injure, quel trouble, quelle agitation, quelle colère, que de récriminations, que d’invectives, que de malédictions ! Nous haïssons, nous saisissons avec avidité, si elle s’offre à nous, la vengeance ”
André Mareschal, Le Railleur ou La satyre du temps…
“ Vos jeûnes, vos respects sont plus pernicieux Que nos déportements ne semblent vicieux ; Vous avez l'action et le coeur en conteste, L'un des yeux affété lorsque l'autre est modeste ; Et l'ingrate contrainte où vos voeux sont gênés [1145] Enflamme vos désirs, plus ils sont enchaînés. CLORINDE. Que nos désirs soient grands, quoi qu'on s'en imagine, C'est les dompter assez, s'il faut qu'on les devine ; Votre secte, qui cherchent où mieux ils paraîtront, Les étale en discours, les porte sur le front, [1150] Et d'un mauvais effet en faisant un bon compte Vous tirez vanité d'où dépend votre honte. ”
Jean-Antoine Teyssèdre, Le Naufragé de terre, ou la Justification d'un citoyen français calomnié… (1845)
“ La religion nous défend d'injurier le prochain., de médire contre lui ; que sera-ce de la calomnie , de la diffamation ? C'est un assassinat moral. La religion nous proscrit la vengeance ; aussi croyez , mes chers concitoyens, que ce n'est pas dans ce but que j'ai écrit, je ne l'ai fait que pour me justifier et pour vous mettre à même de me juger. ”
Gottfried August Bürger,
Lénore et autres ballades
“ Tyran voué à l'enfer, toi qui n'épargnes ni l'animal, ni l'homme, ni la divinité, écoute son arrêt. Le cri de tes victimes et la voix de tes forfaits t'accusent devant le tribunal où brûle la torche de la vengeance. ”
Cher de Laurence, Plus de maris ! Plus de pères… (1837)
“ Je te mets le fer à la main ; reçois par cette lettre, un pouvoir sans bornes sur tout le harem, commandes - y avec autant d'autorité que moi-même ; que la crainte et la terreur marchent avec toi ; cours d'appartemens en appartenons , porter les punitions et les châtimens ; que tout vive dans la consternation ; que tout fonde en larmes devant toi ; interroge tout le harem, commence par les esclaves ; n'épargne pas mon amour, que tout paraisse à ton tribunal redoutable. Je te confie ce que j'ai à présent dans le monde de plus cher, ma vengeance ”
Jeanne Marais,
La Carrière amoureuse
(1911)
“ Tout — les peines, les humiliations, les déceptions, les hontes déjà subies — je préfère tout au supplice de me retrouver devant lui, brisée, meurtrie, et de voir son arrogance satisfaite, sa suffisance insultante, quand il constaterait son pouvoir sur moi, d’après le mal qu’il a pu me faire ! ”
Eugénie Foa,
Rachel
(1833)
“ Mais, dans cette enceinte vivante, cherchez à reconnaître les détails de cet ensemble ; regardez ! Parmi ces voiles, ces turbans, ce sont des yeux que l'impatience anime, des fronts que la colère a plissés, des bouches qui s'ouvrent pour appeler la vengeance, et qui font retentir des cris de mort. ”
“ L’humiliation de ces confessions fréquentes où l’on rabâche constamment la même chose, où l’on se ressasse ses délits, où l’on se remâche la litière de son vieux foin ! On range, une fois pour toutes, ses péchés, en un ordre convenu ; on lâche le déclic et le treuil tourne. ”
Mark Twain,
À la dure, roman (trad. H. Motheré…
“ C’est au contraire évidemment la plus solennelle et la plus redoutable dont jamais homme ait été appelé à décider. J’ai écouté attentivement les dépositions et j’ai remarqué que leur poids, et leur poids accablant, penche en faveur du plaignant. Mais, messieurs, prenons garde à la manière dont nous laisserons des témoignages purement humains, une ingéniosité d’argumentation humaine et des idées d’équité humaines nous influencer en des moments aussi graves. ”
Paul Lechesne, Notations lointaines. Indo-Chine… (1907)
“ Notre vétusté, si pleine d'abus, d'erreurs, de maladresses, de compromissions, de vanité béate, — et, il faut bien l'avouer, de paresse et d'incurie, — peut sans doute perdre, atténuer, quelques-uns de ses défauts. Mais quant à s'élever vers une perfectibilité parallèle et supérieure, aux progrès possibles des races soumises, c'est sans doute au-dessus de ses moyens. Elle n'a plus guère l'âge, ni le ressort ! Trop d'abus, d'appétits, d'ambitions, d'intrigues, de préjugés, d'ignorances, de routines et d'hypocrisies, l'alourdissent irrémédiablement. ”
Hippolyte Taine,
Les Origines de la France contemporaine…
“ Il est tenu d’apprécier la gravité de leurs fautes et la force de leur repentir, de connaître les faits et le détail de la chute et le nombre des rechutes, les circonstances aggravantes ou atténuantes, partant d’interroger pour sonder l’âme à fond. ”
Saint Augustin,
Discours sur les psaumes : Psaumes XXI à XXX
“ Pour toi, ferme à l’erreur la porte des convoitises, ferme à la terreur la porte de la timidité, et tu échapperas aux pièges. Celui qui est ton chef, t’a enseigné par lui-même cette manière de combattre, lui qui a voulu, pour t’instruire, être en butte à la tentation. ”
Louis Thiabaud, Les exploits d'un ermite (1877)
“ Il est temps de vous secouer et d'accourir au carnage de la vengeance comme à une fête. Vous autres , mes amis , coupez vos barbes et jurez-moi de ne la laisser croître longue que le jour où vous serez des hommes , c'est-à-dire le lendemain de votre revanche et de la reprise de vos droits et de votre liberté. ”
“ Comment osez-vous prendre sur vous cette redoutable abréviation des phénomènes divers du repentir ? Vous rendez-vous compte de cette responsabilité damnée par vous, et qui se retourne contre vous, et qui devient la vôtre ? vous faites plus que tuer un homme, vous tuez une conscience. ”
Molière,
Oeuvres de Molière
(1868)
“ Donc, après m'avoir fait la plus sensible offense Qui puisse d'une femme exciter la vengeance, Tu prends d'un feint courroux le vain amusement Pour prévenir l'effet de mon ressentiment ? D'un pareil procédé l'insolence est nouvelle ! Celui qui fait l'offense est celui qui querelle. ”
Robert Louis Stevenson,
L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde
“ En dépit de l’étrangeté de ma situation, les termes de ce dilemme sont aussi vieux et aussi banals que l’humanité : ce sont des tentations et des craintes du même genre qui décident du sort de tout pécheur aux prises avec la tentation ”
André Chevrillon,
Revue des Deux Mondes
“ Un peuple et son roi, devenus forts par leurs péchés, — sûrs de n’avoir point de comptes à rendre, — ont reculé les limites du mal. — Aujourd’hui, l’heure passe, et nous qui l’avons subie, — nous imposons à l’esprit incarné du Mal — de répondre à l’accusation des hommes. ”
Henry David Thoreau,
Walden ou la Vie dans les bois
(1854)
“ Ce que mes voisins appellent bien, je le crois en mon âme, pour la majeure partie, être mal, et si je me repens de quelque chose, ce doit fort vraisemblablement être de ma bonne conduite. Quel démon m’a possédé pour que je me sois si bien conduit ? ”
Maurice Jogand, Mariage in-extremis : roman d'amour… (1899-1900)
“ Vous espérez, par vos dénégations, vous soustraire au châtiment qui vous épouvante. Vous croyez que vos précautions ont été assez bien prises pour qu'il n'y ait aucun témoin de votre crime, et vous pensez que n'ayant contre vous aucune preuve formelle, vous bénéficierez du doute!. Détrompez-vous, votre crime est prouvé comme si vous en aviez signé vous-même l'aveu!. ”
Friedrich Nietzsche,
Généalogie de la morale
(1887)
“ Prenez-y bien garde ! Ces êtres souterrains gonflés de vengeance et de haine — que font-ils de cette vengeance et de cette haine ? Avez-vous jamais entendu un pareil langage ? À n’en croire que leurs paroles, vous seriez-vous douté que vous vous trouviez au milieu de tous ces hommes du ressentiment ?... ”
Alexis de Tocqueville,
L’Ancien Régime et la Révolution
“ Comme il avait porté presque seul depuis des siècles tout le faix des abus, qu’il avait vécu à l’écart, se nourrissant en silence de ses préjugés, de ses jalousies et de ses haines, il s’était endurci par ces rigueurs de sa destinée, et il était devenu capable à la fois de tout endurer et de tout faire souffrir. ”
Le Gers du 19 septembre 1867, pamphlet gascon… (1867)
“ Voyez donc ! vous dites au public : On a voulu m'intimider ; absolument comme certaine prude dirait : On a voulu me prendre de force. Certes c'est là une accusation. Contre qui ? Vous vous gardez bien de le dire. Mais par cela même, vous pouvez, Monsieur, faire soupçonner bien des gens innocents, Eh bien ! à ces innocents que l'allégation de votre grief tient en suspicion vous devez, en conscience, une explication plus complète et plus franche. ”
Saint de Sales Francis, Introduction à la vie dévote
“ Mais en faisant ces protestations et ces refus de consentement, ne regardez pas la tentation en face, mais regardez seulement Notre-Seigneur; car si vous regardez la tentation, surtout quand elle est forte, elle pourra ébranler votre courage. ”
Procès de "la Glaneuse". 12 mars 1834 (1834)
“ Que dire d'une accusation qui descend à de pareilles ressources ! qui appelle le hideux cortége des passions dans le sanctuaire de la justice, — qui fait entendre des paroles de vengeance et de haine pour armer vos bras du glaive qui punit, — et s'adresse à vos ressentimens privés pour égarer vos devoirs de juges ! ”
Eugène Sue,
Mathilde, Mémoires d’une jeune femme
“ Aussi... c'est que la haine et la soif de la vengeance doublent les facultés. En conscience, c'est un peu de votre faute: souvenez-vous de cette nuit où devant vous j'ai été insulté, souffleté, où j'ai crié grâce à genoux, les mains jointes!... ”
Lucrèce,
''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''
“ Aussi, lorsque tu entends un homme se plaindre de ce que son propre corps, une fois éteint, soit abandonné aux vers, englouti par la flamme, dévoré par les bêtes, sache-le bien, ces plaintes sont un faux écho de son âme, que des inquiétudes secrètes aiguillonnent. ”
Charles Amsler, Les bains de Schinznach en Suisse… (1880)
“ Des traditions douteuses, des aveux faits au tribunal de la confession, nous les montrent errant par le monde, mourant inconnus dans la misère, ou, cachés dans des cloîtres, expiant leur crime dans les rigueurs de la pénitence. ”
Pierre-Aubin Paillart, Les franchises de l'historien… (1866)
“ Devant l'outrage verbal ou imprimé, il peut se taire, ou par dédain ou par calcul, par le sentiment intime des périls du combat, des amertumes du triomphe, par un motif secret, non discutable, caché dans les profondeurs de la conscience. Tant qu'il ne se plaint pas, qui peut se plaindre? Qui peut se trouver blessé, quand il se tait ? ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Écoutez-moi bien. Si pervers, si inique que soit ce tribunal de sang, il est, après tout, composé d’hommes revêtus du caractère sacré ; ils ont un certain respect à garder envers eux-mêmes et les autres. ”
Romain Rolland,
Au-dessus de la mêlée
“ Vous qui mourez du moins pour une cause juste, et qui, gonflés de sève et lourds de foi, tombez, de même qu’un fruit mûr, que votre sort est doux auprès de ce supplice !... — Mais nous ferons en sorte que ces peines ne soient pas perdues. ”
Édouard Pailleron,
Les parasites
(1861)
“ En haine de la chair et de la volupté, Jusques à la nier poussant l'impiété, Et, quand la chair se venge, étayant son courage Des châtiments futurs, terreur du premier âge, C'est l'esprit à son tour que nous voyons en rut. ”
Louis-Sébastien Mercier,
Le nouveau Paris
(1798)
“ Peuple léger, frivole, inconséquent, mais point méchant, mais bon, lorsqu’il est lui-même, lorsqu’il n’est pas entre les mains des factieux l’instrument d’une vengeance, ou l’objet d’une effroyable spéculation ! ”
Hendrik Conscience,
Le Lion de Flandre
(1838 (NL))
“ Cette terre, en descendant dans leur sein, les remplit d’une fureur concentrée et d’un ardent désir de vengeance ; une flamme terrible brillait dans leurs yeux, et l’on voyait tour à tour pâlir et rougir leurs visages contractés par la colère. ”
Anatole France,
Les dieux ont soif
“ Certes j’aime mieux nos simples théophages, qui ne savent ni ce qu’ils disent ni ce qu’ils font, que ces enragés barbouilleurs de lois, qui s’appliquent à nous guillotiner pour nous rendre vertueux et sages et nous faire adorer l’Être suprême, qui les a faits à son image. ”
Jules Bois,
Le Satanisme et la magie
(1895)
“ Les souffles mystérieux de la chair les gonflent, elles sont secouées d’inquiétudes hérétiques. Il ne leur a pas suffi d’être tentées et de succomber aux tentations ; les voilà la Tentation elle-même, qui les posséda d’un coup et dont elles crient. ”
Sophie Victorine Fornel,
Les Lunettes de grand’maman
“ Chaque fois que mes yeux rencontraient la place où avait eu lieu l’exécution, je tressautais malgré moi. Je ne pensais qu’à effacer l’affront par quelque chose de terrible... Mais quoi ? Je n’avais pas encore trouvé. ”
Charles Baudelaire,
Œuvres complètes de Charles Baudelaire
“ Cette action ridicule, lâche ou vile, dont le souvenir m’a un moment agité, est en complète contradiction avec ma vraie nature, ma nature actuelle, et l’énergie même avec laquelle je la condamne, le soin inquisitorial avec lequel je l’analyse et je la juge, prouvent mes hautes et divines aptitudes pour la vertu. Combien trouverait-on dans le monde d’hommes aussi habiles pour se juger, aussi sévères pour se condamner ? ”
