Résumé

Abbé Daure Les sept psaumes de la pénitence… (1833)

Je vois d'un œil troublé l'ennemi qui m'outrage, Et desséché d'ennuis je vieillis avant l'âge; Mais la voix de mes pleurs montera jusqu'aux cieux, Et je verrai périr mes lâches envieux.
Seigneur, daigne jeter les yeux sur ma misère, Écoute mes soupirs, exauce ma prière.
Alors mes ennemis dans le trouble et l'effroi, La honte sur le front, s'enfuiront devant moi.
PS. XXXI.
BIENHEUREUX à qui Dieu par sa pure clémence, Remet de ses péchés et la peine et l'offense ; Bienheureux à qui Dieu n'impute aucun péché Et qui n'a point un cœur qui soit double et caché.
Source : Gallica

Abbé Daure Les sept psaumes de la pénitence… (1833)

Sous le poids de mon crime enfin j'ai succombé, Je marche tout chagrin, tout défait, tout courbé.
Le feu qui me consume et coule dans mes veines, Me fait sentir partout de si cuisantes peines, Que m'entendant crier dans les maux que je sens, On prendrait mes clameurs pour des mugissemens,
Seigneur, comme à tes yeux mon âme est toute nue, Tu vois bien mes désirs, ma douleur t'est connue; De troubles et d'ennuis mon cœur est agité , Mon corps est sans vigueur, mes yeux sont sans clarté.
Source : Gallica

Abbé Daure Les sept psaumes de la pénitence… (1833)

Afin que de concert un jour avec les anges, Ils puissent dans Sion célébrer tes louanges; Quand les peuples épars viendront avec les rois, Adorer le Messie et recevoir ses lois.
Mais pourrai-je, Seigneur, contenter mon envie, Pour te voir triompher, aurai-je assez de vie ?
Ne la retranche pas au milieu de son cours, Toi qui vis, qui vécus, et qui vivras toujours.
La terre que tu fis si solide et si ferme, Ne subsistera point au delà de son terme.
Les cieux, même les cieux, comme elle passeront; Comme nos vêtemens, ces globes vieilliront.
Source : Gallica

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