Léopold Curez

Résumé

Léopold Curez Dies irae ; Le jour des morts (1840)

La poussière des âges Frémira cette fois !
La trompette sacrée, à la voix qui fulmine, Traversant des tombeaux les froides régions, Rassemblera devant la Majesté divine Toutes les nations.
Quelle terreur, mon Dieu, s'emparera des ames Qui dans l'appât du siècle ont oublié vos loix, Alors qu'elles verront les éternelles flammes Surgir à votre voix!.
La nature et la mort, poussant des cris d'alarmes, Joindront à l'épouvante une morne stupeur : Elles ne sauront plus , par d'inutiles larmes, Fléchir un Dieu vengeur !
Source : Gallica

Léopold Curez Dies irae ; Le jour des morts (1840)

Que d'hommages perdus, qu'on ne devait qu'à Dieu !
Mais, plus que nos méfaits grande est votre clémence, Seigneur!. Sans le pardon que votre main dispense, Quelle terreur pour nous d'approcher de ce lieu !
La mort, en souveraine, Jour et nuit se promène Dans son vaste domaine Où d'un sommeil de plomb chaque invité s'endort.
Au banquet de la vie Tout est joie, et folie, Hélas ! bien vite enfuie !
L'éternité préside au banquet de la mort!.
Là, richesse, misère , Petits, grands de la terre, Dans la même poussière Doivent tous de niveau reposer confondus!.
Source : Gallica

Léopold Curez Dies irae ; Le jour des morts (1840)

Pour que la terre lourde à leurs os soit plus douce, Inondez de verdure, environnez de mousse Leurs restes sous des fleurs en tout temps embaumés ; Et, de peur qu'en creusant, l'ennui, ce ver terrible , Jusqu'au sein de la mort rende leur cœur sensible, Venez les voir souvent, ô vous qu'ils ont aimés !.
Source : Gallica

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