Léopold Curez, Dies irae ; Le jour des morts (1840)
“ La poussière des âges Frémira cette fois ! La trompette sacrée, à la voix qui fulmine, Traversant des tombeaux les froides régions, Rassemblera devant la Majesté divine Toutes les nations. Quelle terreur, mon Dieu, s'emparera des ames Qui dans l'appât du siècle ont oublié vos loix, Alors qu'elles verront les éternelles flammes Surgir à votre voix!. La nature et la mort, poussant des cris d'alarmes, Joindront à l'épouvante une morne stupeur : Elles ne sauront plus , par d'inutiles larmes, Fléchir un Dieu vengeur ! ”
