La verdure désigne une tenture tissée au Moyen Âge et à la Renaissance, caractérisée par un décor végétal dominant (arbres, feuillages) et parsemé d’animaux ou de fleurs. Ce type d’œuvre, dénué de personnages ou de constructions, reflète une profonde admiration pour la nature.
Tristan Derème célèbre sa « ramure vermeille » dans des vers lyriques, tandis que Victor Hugo évoque sa « fraîcheur chaude » en décrivant les effets de la pluie et du soleil. Goethe, quant à lui, souligne la capacité des artistes à rendre perceptible la « douce haleine des vents » à travers les nuances du vert. Les verdures, comme celles d’Aubusson, restent des témoins de l’esthétique botanique et des savoir-faire textiles anciens.