Maurice de Guérin,
Journal, Lettres et Poèmes
(1862)
“ Toi surtout qui habites la solitude, quel vaste champ s'offre à ta pensée dans la contemplation de la nature ! Pour moi, je trouve plus de charme à errer dans un bois qu'à parcourir les rues tumultueuses de Paris, et un sentiment bien plus doux, bien plus sublime s'empare de moi à la vue des pompes de la nature, et même de sa majestueuse simplicité, que lorsque je mesure des yeux ces trophées de l'ambition ou de la vanité, qui ne m'apprennent autre chose que les efforts qu'ont faits les hommes pour élever leur pauvre gloire un peu au-dessus de la terre. ”
