Maurice de Guérin

Définition et enjeux

Ernest Zyromski,  Maurice de Guérin (1921)

“ Ainsi le poème de Maurice de Guérin est un arbre d'automne éclatant et marqué de pâleur. L'image que dresse devant nous la sensibilité d'un poète — d'un grand poète dont j'espère que la simplicité protégera toujours la puissance — cette image opulente et triste ne symbolise qu'une partie du Centaure. Elle retient notre pensée sur la mélancolie de ce chant passionné et sur la fièvre de ce délire. ”
Source : Gallica

Ernest Zyromski,  Maurice de Guérin (1921)

“ Est-ce Chatterton, est-ce Maurice de Guérin qui, dans la détresse des heures noires, se plaint de voir la nature elle-même — la nature qu'il a tant aimée ! — s'assombrir sous la torpeur du voile mélancolique. « Pauvre enfant, la nature est morte devant tes yeux ! » ”
Source : Gallica

Ernest Zyromski,  Maurice de Guérin (1921)

“ La solennité de cette scène héroïque se déploie dans le silence des sommets, — silence traversé par le vol des aigles qui sont les confidents de Jupiter, — silence troublé par le frémissement du chêne qui est l'arbre de l'oracle de Dodone, l'arbre sacré aux émanations prophétiques, l'arbre chanté par Lucrèce et Virgile, Ronsard et Maurice de Guérin. Ici le cheval Centaure s'émeut comme le cheval Pégase : c'est Guérin le poète surpris dans le pathétique de l'heure où le
génie resplendit.
”
Source : Gallica

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