Constantin Photiadès, Ronsard et son luth (1925)
“ La poésie lyrique, qui réserve ordinairement l'écho des émotions collectives, la rumeur et le tumulte des assemblées populaires à ses hymnes, à ses dithyrambes, à ses péans héroïques, à ses grandes odes votives ou triomphales; la poésie lyrique, qui partout ailleurs n'est qu'un murmure, un faible souffle, l'aveu confidentiel d'un cœur épanchant son miel dans un autre cœur; la poésie lyrique, reniant ici son âme, ses pudeurs les plus sacrées, désire s'énoncer en musique au moyen de quatre voix. ”
