“ M. F. David n’est pas un grand compositeur, c’est un musicien agréable, une nature heureusement douée, qui, en fouillant, un beau jour, dans les souvenirs intimes de sa vie inquiète, a trouvé, comme certaines femmes du monde élégant, les élémens d’une histoire intéressante, d’un joli roman qu’il a raconté au public avec un charme infini et un vrai talent. Mais en fera-t-il deux ? Que faut-il conclure maintenant des efforts honorables de M. Onslow et de M. Reber, ainsi que des tentatives plus ambitieuses de M. Berlioz et de M. F. David ? ”
P. S.
Élements biographiques
P. S. a publié des œuvres comme Revue des Deux Mondes, Obsèques de Jules Salmon, professeur à Sainte-Barbe-des-Champs ou Obsèques du maire de Fontenay aux Roses : 8 octobre 1865. Ses écrits évoquent la symphonie, Adolphe Trébuchet ou Berlioz.
Citations de P. S.
“ Vous sentez-vous entraîné vers la grandeur lyrique et la passion, écrivez des tragédies comme Guillaume Tell ou Robert-le-Diable, aimez-vous mieux la musique purement instrumentale, composez des sonates, quatuors, des quintetti, des symphonies comme Haydn, Mozart, Beethoven, et même comme M. Mendelsshon, le digne élève de ces grands maîtres. La France vous écoute, car son éducation est faite ; mais la symphonie dramatique, où Beethoven n’a pu réussir, doit disparaître comme un compromis inutile devant la liberté conquise. ”
P. S., Obsèques de Jules Salmon, professeur à Sainte-Barbe-des-Champs (1866)
“ C'est un fait accompli, le génie de l'instruction a repris son essor. La poésie, l'éloquence, la philosophie, l'histoire, tout a reçu une nouvelle vie. On le nierait en vain, les chaînes de l'ignorance sont tombées, l'esprit s'est éclairé, la pensée a grandi, les idées se sont étendues. On dirait que, honteuse du temps qu'elle avait perdu à la fin du dix-huitième siècle, la nation s'est empressée de le réparer. ”
