Résumé

P. S. Revue des Deux Mondes

M. F. David n’est pas un grand compositeur, c’est un musicien agréable, une nature heureusement douée, qui, en fouillant, un beau jour, dans les souvenirs intimes de sa vie inquiète, a trouvé, comme certaines femmes du monde élégant, les élémens d’une histoire intéressante, d’un joli roman qu’il a raconté au public avec un charme infini et un vrai talent. Mais en fera-t-il deux ?
Que faut-il conclure maintenant des efforts honorables de M. Onslow et de M. Reber, ainsi que des tentatives plus ambitieuses de M. Berlioz et de M. F. David ?
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P. S. Revue des Deux Mondes

Quant à l’ode-symphonie, ce composé étrange de mille élémens divers qui se succèdent sans se fondre dans un tout harmonieux, où le récit épique coudoie incessamment le drame sans jamais le pénétrer, c’est une forme bâtarde qui ne prendra jamais rang dans la poétique de l’art. La musique imitative, que ce genre faux tend à développer outre-mesure, doit rester le simple accessoire de l’action dramatique.
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P. S. Revue des Deux Mondes

Peu à peu et tour à tour les violons se débarrassent de leurs sourdines, et l’orchestre s’ébranle en un tutti puissant qui enivre l’oreille d’une sonorité éclatante. Cette progression, qui ne dure que trente-cinq mesures, fait assez bien comprendre l’apparition instantanée de la lumière dans les pays du midi ; mais c’est ici qu’on peut aussi apprécier la stérilité de la musique imitative, lorsqu’elle n’est pas le retentissement extérieur d’une émotion de l’ame, l’écho matériel de la vie qui nous agite.
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