Gaston Carraud, Revue des Deux Mondes
“ La musique n’a distingué généralement, dans un si grand poème, que la féerie rebattue d’un vieillard qui vend son âme au diable pour se rajeunir, et l’anecdote sentimentale. Schumann alla plus au fond, parut comprendre que le vrai pivot de l’action était ce moment où Faust, ayant sondé successivement le néant de la science abstruse et des passions, et comme jeté sa gourme, s’éveille, et se détourne du soleil levant, non plus désormais pour frapper aux funèbres portes, mais pour éviter l’éblouissement de l’inconnaissable, et n’en considérer que le reflet dans l’action humaine supérieure. ”
