Félix-Titus Courtat

Résumé

Félix-Titus Courtat La musique : poème d'humoriste (1863)

Chaque artiste en renom, Ou plutôt, chaque artiste en dehors du théâtrê, Soulève les transports d'un public idolâtre,.
Idolâtre de quoi? Parbleu, de l'art menteur Remplaçant la musique, où ce triomphateur, Heureux dans un grotesque élevé jusqu'au crime, Se précipiterait lui-même dans l'abîme.
Au virtuose illustre apportant son tribut, La foule à ceux voisins encor de leur début, Ou marqués faiblement, plus ou moins le refuse ; Mais je n'en connais pas qui, par force ou par ruse,
N'ait des admirateurs.
Source : Gallica

Félix-Titus Courtat La musique : poème d'humoriste (1863)

Comme messieurs. fi! chante en bons ou mauvais VERS, Et le musicien, dans un autre univers, Chante avec ou sans rhythme, avec ou sans génie, En bons ou mauvais SONS. Ajoutez l'harmonie Prise dans les deux arts en un sens différent, Et la confusion par chacun se comprend..
Grosse caisse, tambour, et tam-tam, et cymbale, Sont des types de rhythme : à la voix musicale Leur trouva-t-on jamais le plus léger rapport ?
Non. Ils ne sont qu'un bruit, tonnant sans faire accord; Mais, comme la musique ou la littérature, Ils affectent l'organe où le son se mesure.
Source : Gallica

Félix-Titus Courtat La musique : poème d'humoriste (1863)

C'est là qu'est l'amateur naissant, vivant sous couche, A nos chanteurs français restant plus que farouche, Mais les adorant tous, quand l'ou, l'o, l'i, l'é, l'a, Les font dieux par le nom dont on les affubla ; C'est là du mal de mer qu'on arrive à la fièvre, La fièvre de fureur! quand un roucouleur mièvre Met la fièvre d'amour dans le sexe enchanteur ; C'est encor là qu'on voit plus d'un fin connaisseur Fuyant notre Opéra, même alors qu'on y chante, Avec voix et talent, l'œuvre qui les enchanta Dite autrement ailleurs avec prétention
Source : Gallica

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