Hugues Imbert

Résumé

Hugues Imbert,  Portraits et Études

“ Ce trait peint admirablement un des côtés de cette attachante physionomie d’artiste.
Une autre particularité à signaler chez César Franck était une sorte de désintéressement des applaudissements de la foule. Le petit nombre venait à lui, le comprenait, le fêtait ; l’audition de ses compositions, lorsqu’elles répondaient à l’idéal qu’il s’en était fait, le ravissait : cela lui suffisait. Il ne paraissait même pas s’apercevoir de l’indifférence que le public témoignait pour son œuvre ; il en était trop éloigné pour qu’il y fît la moindre attention. L’art, rien que l’art, tel était son ciel.
”
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Hugues Imbert,  Portraits et Études

“ CÉSAR FRANCK
Quelle figure caractéristique à retracer que celle de cet artiste du XIXe siècle, dont le profil se détache en assez vive opposition sur le milieu français dans lequel il a vécu ! Artiste d’un autre âge, dont l’œuvre fait songer, toute proportion gardé, à celui du grand Bach, il aura traversé la vie comme un rêveur, voyant peu ou point ce qui se passait autour de lui, pensant toujours à son art, et ne vivant que pour lui.
”
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Hugues Imbert,  Portraits et Études

“ Le propre de l’esprit poétique est de représenter, d’évoquer d’une manière vivante et colorée les phénomènes que la science ne peut traduire que par des formules. C’est probablement parce qu’il n’y a pas eu dans le cerveau de César Franck pondération exacte entre l’élément scientifique et l’élément poétique, entre la formule et le rêve, que l’on perçoit dans ses compositions des tendances plus marquées pour les procédés harmoniques que pour les idées mélodiques. ”
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