Charles Pilard, Deux mois à Lille par un professeur de musique
“ Je n’aime pas celle qui ne représente rien. La musique au théâtre fait corps avec la parole pour peindre toutes les passions du cœur humain ; s’idéalisant davantage dans les œuvres classiques de chambre ou de symphonie, elle se présente à nous, ou plein de grâce naïve et de simplicité, ou de noblesse et de grandeur. Mais pour remplir ces différents buts, il lui faut avant tout la mélodie, le reste vient en seconde ligne. À quoi sert d’affubler du plus splendide vêtement harmonique une phrase plate et sans caractère ? À quoi ressemble donc un morceau où le chant ne domine pas ? ”
