P. Scudo, Revue des Deux Mondes
“ Tous les personnages de ce drame naïf, remarqua le chevalier après l’achèvement du trio, ne peuvent faire un pas ni dire un mot sans interroger la nature et sans en décrire les aspects sinistres ou consolans. ”
Le trio, forme musicale ou littéraire composée de trois éléments, a été abordé par divers auteurs à travers des perspectives variées. Rousseau en établit le cadre technique, tandis que Scudo, ou Pontmartin et Louandre, en mettent en évidence l'impact dramatique ou scénique.
Paguelle de Follenay l'emploie métaphoriquement pour décrire des relations humaines, et Gourrier le transpose dans un contexte biologique. Ce concept, ancré dans la musique classique, s'étend à des sphères sociales et symboliques, illustrant sa richesse interdisciplinaire.
P. Scudo, Revue des Deux Mondes
“ Tous les personnages de ce drame naïf, remarqua le chevalier après l’achèvement du trio, ne peuvent faire un pas ni dire un mot sans interroger la nature et sans en décrire les aspects sinistres ou consolans. ”
Armand de Pontmartin — Charles Louandre, Revue des Deux Mondes
“ Au troisième acte, qui est d’une longueur à fatiguer la plus angélique patience, se trouvent une gracieuse romance pour voix de ténor, un duo en écho qui exprime une des situations les plus burlesques qu’on puisse imaginer, un trio avec chœur qui a de la vigueur, et puis encore un duo d’amour qui produirait de l’effet, s’il était mieux conçu, moins long et placé dans une meilleure situation. ”
Joseph Paguelle de Follenay, Monsieur Teysseyrre, ancien élève de l'école polytechnique… (1882)
“ Ils verront avec ivresse un trio bien uni d'enfants dont tous les vœux, toutes les pensées, toutes les actions seront consacrés aux auteurs de leurs jours. Et vous, cher Alphonse, chère Adrienne, que votre frère désirerait de vous presser sur son cœur, de vous dire combien il vous aime ! ”
Jean-Jacques Rousseau,
Dictionnaire de musique, par J.-J. Rousseau
(1768)
“ On doit le rappeller ici ce que j'ai dit au mot Duo. Ces termes Duo & Trio s'entendent feulement des Parties principales & obligées, & l'on n'y comprend ni les accompagnemens ni les remplissages. De forte qu'une Musique à quatre ou cinq Parties, peut n'être pourtant qu'un Trio. Les François, qui aiment beaucoup la multiplication des Parties , attendu qu'ils trouvent plus aisément des Accords que des Chants , non contens des difficultés du Trio ordinaire, ont encore imaginé ce qu'ils appellent Double-Trio, dont les Parties font doublées & toutes obligées ”
Mérinos, Nouvelles et fantaisies humoristiques… (1872-1876)
“ Quant à l'homme, on l'entendit tournoyer quelque temps dans la grotte en criant comme un possédé, puis des cris aigus de femme commencèrent à dialoguer avec lui, et enfin un beuglement d'un timbre indéfinissable vint compléter un trio véritablement phénoménal. ”
Adolphe Adam,
Souvenirs d’un musicien
“ Les mélodies étaient beaucoup plus arrêtées et plus franches. Un trio surtout, celui des dormeurs au deuxième acte, sera toujours cité comme un excellent morceau de scène. Puis vinrent les Troqueurs, petit acte d’une musique piquante, où l’on trouve deux ou trois airs très-spirituels, entre autres celui-ci : Rien ne me semble aussi joli qu’un mari ; et un trio en canon, dont la facture a été heureusement reproduite par l’auteur dans l’excellent trio du second acte du Pré aux Clercs. ”
Alphonse Chabot, La nuit de Noël dans tous les pays
“ Certains exercent leur talent sans collaboration, mais la plupart sont groupés en duo ou trio pour donner leur concert. Ils débitent leur répertoire, généralement insignifiant, devant un public peu exigeant, car c'est d'une façon bien distraite qu'on les écoute. ”
H M Gourrier, Réglementation de l'union conjugale… (1875)
“ Le trio copulateur. Il est une classe de gens que nous avons caractérisés, désignés et présentés dans l'un de nos ouvrages 2 sous le titre de : Trio copulateur. Ce sont les phthisiques, les syphilitiques et les rachitiques. Ces gens-là ont une très-grande tendance à se reproduire, et il existe bien peu, pour eux, de terres infertiles. ”
Henri Blaze de Bury,
Revue des Deux Mondes
“ Nous met- trions ainsi dans un premier groupe les sonates, les concertos, le trio pour piano, violon et violoncelle, la sonate pour piano et vio- loncelle, les concertos en mi mineur et fa dièse mineur, bref, toutes les pièces de forme classique, qui sont en général ce qu’il a produit de moins parfait. ”
Sophie Gay,
Le Faux Frère
(1845)
“ Songez que nous sommes frères d’armes, que nous avons triomphé, succombé ensemble, et que, percés de coups, mourant sur le sein l’un de l’autre, le sang qui coulait de nos blessures nous a unis pour toujours. Rendez-moi mon ami, rendez la vie à ma sœur, à ma mère, ou préparez-vous à tous les malheurs que le désespoir entraîne. ”
Jules Verne,
Voyage au centre de la Terre
(1864)
“ — Cela est certain, répondit triomphalement mon oncle ; mais silence, entends-tu ? silence sur tout ceci, et que personne n’ait l’idée de découvrir avant nous le centre de la terre. ”
Bernard Jullien, Petit traité de rhétorique et de littérature (1856)
“ C'est une ballade de grande dimension et d'un caractère élevé. On a fixé d'avance le nombre des stances et celui des vers. Il faut cinq stances, chacune d'onze vers y compris le refrain. L'envoi, qui est ordinairement de cinq ou sept vers, doit commencer par un de ces mots : sire, roi, prince, princesse, etc. C'est même de là, dit-on, que lui est venu son nom. EXERCICES. 72e SUJET. Pour construire un bon triolet, Il faut observer ces trois choses : Savoir que l'air en soit follet, Pour construire un bon triolet, Qu'il rentre bien dans le rolet Et qu'il tombe au vrai lieu des pauses. ”
L Bourdereau, Les chanteurs ambulants : comédie-vaudeville en trois actes (1842)
“ NOÉMI. Mon frère, (bis) de tout là-bas, là-bas, là-bas, Mon frère, (bis) pour me revoir presse le pas. Entends la voix qui t'accompagne Dans la joie et dans la douleur; C'est ton amie et ta compagne, Ta compagne, c'est le bonheur. BÉNÉDIT. Ton frère, (bis) de tout là-bas, là-bas, là-bas , Ton frère, (bis) pour te revoir, presse le pas. J'entends ta voix qui m'accompagne Dans la joie et dans la douleur ; C'est mon amie, c'est ma compagne, Ma compagne, c'est le bonheur. BÉNÉDIT. Allons, les amateurs, un peu de courage à la poche ! la caisse est ouverte ; ne craignez pas de nous humilier. ”
George Sand,
Correspondance 1812-1876
“ Quoi qu’il en soit, prenez-moi pour une amie, frère et sœur tout à la fois : frère pour vous rendre des services qu’un homme pourrait vous rendre ; sœur pour écouter et comprendre les délicatesses de votre cœur. Mais dites à vos amis et connaissances qu’il est absolument inutile d’avoir envie de m’embrasser pour mes yeux noirs, parce que je n’embrasse pas plus volontiers sous un costume que sous un autre ! ”
L. P. Journolleau, Notice biographique de Jeanne Deshayes… (1865)
“ Naguère, Amis, j'ai chanté la Touraine, La paix, l'amour, ma canne et mes couleurs ; De l'union, j'ai chanté le domaine ; Du beau Devoir, j'ai chanté les grandeurs : Vous voyez tous qu'un beau jour vient d'éclore. Chers Compagnons, malgré mes noirs soucis, Je chanterai sur ma lyre sonore Nos Frères de Paris. bis. Vieux Compagnons, chez nous plus de discorde, Car l'amitié règne dans tous les cœurs, Voici venir l'amour et la concorde, Du temps passé pardonnons les erreurs. ”
Émile Verhaeren,
Verhaeren - Poèmes
“ Et les enfants de chœur qui sont des camarades. Écoute : et du petit village il s’en souvient Ton cœur ; écoute : et puis, accueille en confiance, À cette heure d’ennui, ton bon ange gardien, Le tien, qui te rhabillera de ton enfance. ”
Hector Berlioz,
Mémoires de Hector Berlioz
“ Il s'avance haletant, le cœur gonflé de larmes; une vaste acclamation éclate à son aspect; le peuple bat des mains, l'appelle des noms les plus beaux et les plus chers; César le couronne. Mais la toile s'abaisse enfin, comme le froid et le lourd couteau des supplices; un abîme sépare le triomphateur de son char de triomphe, abîme infranchissable et creusé par le temps. ”
“ L’ÉPOUSE. 2 Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, aux parterres de baumiers, pour faire paître son troupeau dans les jardins, et pour cueillir des lis. 3 Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ; il fait paître son troupeau parmi les lis.L’ÉPOUX. 4 Tu es belle, mon amie, comme Thirsa, charmante comme Jérusalem, mais terrible comme des bataillons. 5 Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, suspendues aux flancs de la montagne de Galaad. 6 Tes dents sont comme un troupeau de brebis, qui remontent du lavoir ”
E. de Nassirac, Compliments de la petite famille (1901)
“ Qui va-t-on célébrer? C'est à moi de le dire, Et pour bien exprimer ce que vous ressentez, Interrogeons mon coeur : cela doit me suffire. En parlant de celui que nous chérissons tous, Dont chacun peut louer le parfait caractère ; Qui, parmi ses amis, ne trouve aucun jaloux, J'ai tracé le portrait de mon excellent frère : Cher frère, avant de nous laisser Pour, faire un peu le tour du monde, Reçois nos voeux, notre baiser : Nous te les offrons à la ronde ! Là-bas, qui te souhaitera Ta fête — affectueux usage Qu'a nos foyers on célébra Depuis des siècles, d'âge en âge? ”
A. Geffroy, Les Récits de l’enseigne Staël et le Poète finlandais Runeberg
“ La troupe continue sa marche ; la jeune fille demeure attentive. À chaque rang, à chaque homme ses yeux adressent une question, question tremblante et pleine d’angoisse, question qui n’a pas d’autre voix que le souffle haletant qui sort de son sein. ”
Émile Trolliet, La route fraternelle
“ Et dont jaillit la voix en sonate bénie, Musique des faucheurs aux matins de prairial. Comme elle tu vas haut, et tu vois loin comme elle, Par-dessus la frontière envoyant, fraternelle, À la famille humaine un long regard d’amour ”
Eugène Muller, Récits enfantins, par Eugène Muller (1861)
“ Comme la plus jeune des princesses tenait la flûte, et que la flûte chantait encore, voilà qu'entra le frère qui avait tué son frère. En entendant ce chant, il se demanda tout effrayé s'il n'avait donc pas bien tué son frère, puisqu'il l'entendait chanter ainsi; — et il ne comprit pas d'où venait cette voix. ”
Alphonse Brot,
Carl Sand. Tome 1
(1836)
“ Un cinquième se leva, se découvrit et chanta : « Rallions-nous aux coeurs courageux ! Huzza ! Le vin, la musique et l'amour attestent leur énergie ; — qui ne sent pas le prix de ces trésors est digne de pitié; mais les camarades sont libres. » ”
Contes russes (1886)
“ Les sœurs, les jolies jeunes filles, touchent la terre humide, redeviennent colombes, donnent un coup d'aile et s'envolent. Restée seule, la belle jeune fille regarda autour d'elle et dit : - Qui que tu sois, toi qui détiens ma chemise, parais devant moi; si tu es un vieillard, tu seras pour moi comme un père; si tu es d'un âge mûr, tu seras un frère bien-aimé ; si tu es de mon âge, tu seras mon cher ami! ”
Ludwik Lejzer Zamenhof, Discours lors du premier congrès universel d’espéranto
“ Des frères, créés tous sur le même modèle, des frères, qui tous avaient même corps, même esprit, mêmes facultés, même idéal, même Dieu dans leur cœur, qui auraient dû s’aider les uns les autres et travailler ensemble pour le bonheur et la gloire de leur famille, ces frères devinrent complètement étrangers les uns aux autres, se divisèrent en apparence pour toujours en groupes ennemis, et entre eux commença une guerre éternelle. ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Du reste, lorsque, par le plus grand des hasards, nous restions seuls, l’arrivée d’un tiers ne pouvait jamais changer le sujet ou même l’accent de notre conversation. Vous vous étonnerez peut-être, mon ami, de cette fraternité entre deux jeunes gens, surtout en songeant aux aveux que je vous fais ; mais plus ma cousine me témoignait de confiance et de familiarité, plus je m’observais, plus je me contraignais, de peur de voir cesser cette adorable familiarité. ”
Louis Collin, Rimes et sujets imposés (1863)
“ Tous ceux du Cercle du Manège Aillent la fille à l'air coquet. A cheval, au sport, comme à table, Rions en pleine liberté ; Car notre famille est aimable Et sa déesse est la gaîté. - Trop tôt viendront les jours de neige, Jouissons du printemps permis ; Restons au Cercle du Manège Et restons toujours bons amis. ”
Frédéric Ozanam,
Lettres de Frédéric Ozanam 1831-1853
“ Oui, mon ami, nous sommes frères, frères de foi et d’études, frères ; d’âge et de projets, destinés à parcourir la même carrière ; nos deux vies seront sœurs, elles marcheront ensemble se tenant compagnie l’une à l’autre et tendant vers le même but. Fils d’un, même sang, une même pensée remue nos jeunes âmes, nos regards se portent vers un même avenir. ”
“ Quand je vous lisais l’histoire de Paul et Virginie, vous ne la compreniez qu’à demi. Vous pleuriez, cependant ; vous aviez vu l’histoire d’un frère et d’une sœur là où j’avais frissonné de sympathie en apercevant les angoisses de deux amants. ”
Jacques Sevin,
Les chansons des scouts de France
(1926)
“ La plus chère troupe française Pour ceux qui suivent ses lois, C'est la Troupe de Soeur Thérèse, La Troupe des Trois Chamois, II Au long de la route lointaine Qui s'en va de Paris à Lisieux, Nos pionniers ont choisi comme Cheftaine La Petite Fleur du Bon Dieu. III La troupe n'est pas soucieuse D'aucuns faits ou gestes éclatants. Mais elle est la famille joyeuse Où chacun travaille en chantant. IV La troupe est la troupe où l'on s'aime Car Jésus est toujours parmi nous, Où chacun, oublieux de soi-même, Rend aux autres le nid plus doux. ”
Raymond Recouly,
Louis-Philippe, roi des Français…
(1936)
“ Le frère et la sœur qui s'aiment tendrement, qui ont, l'un dans l'autre, une entière confiance, se trouvent enfin réunis. Tout les rapproche, non seulement la communauté de sentiments et d'affection, mais encore les ambitions et les désirs communs. ”
George Sand,
Valentine
(1832)
“ Une sorte de camaraderie enfantine et rieuse s’établit. Ils se raillaient de leurs mutuelles maladresses, leurs mains se rencontraient sur le clavier, et, la gaieté chassant l’émotion, ils se querellaient comme de vieux amis. ”
L' Arioste, Roland furieux (1516)
“ Et pourquoi — disait le roi — veux-tu qu’il me déplaise de t’avoir pour compagnon plutôt qu’un autre ? Je sais bien que, dans tout le grand troupeau féminin, il n’y en a pas une qui se contente d’un seul homme. ”
Émile Trolliet, La route fraternelle
“ À Mademoiselle Blaze de Bury. Au riant cap Martin les mornes souveraines Venaient, sœurs de douleur et sœurs de cette mer ; Car ainsi que ces flots elles furent sirènes, Et leur cœur ainsi qu’eux est un abîme amer. ”
N. William Busteed, Les Vierges de la forêt (1865)
“ Frère, dit le Grand-Médecin en posant sa main sur le bras de son incrédule compagnon, les hommes blancs disent frère au Roi Barnabé, frère à Francis, frère à Olivier, et soeur à Rosa; mais ils disent vrai; nos coeurs sont noirs.... ”
Léon Guérin, Les Bons petits garçons, histoires pour la jeunesse… (1850)
“ Car je le puis, amis, car je le sais de coeur !... Mais, après tout, pourquoi?... N'est-il pas une soeur, Un frère auprès de vous, qui vous conte les charmes Que la sainte amitié verse presque en naissant, Un frère qui vous porte à son sein frémissant, Heureux de votre joie et triste de vos larmes, Et qui vous donnerait une part de son sang? ”
Édouard Mennechet, Lectures classiques, spécialement destinées aux écoles primaires et supérieures… (1840-1841)
“ Tu as des frères et des sœurs. Fais tous tes efforts pour que l'amour que tu dois à tes semblables commence à s'effectuer en toi dans toute la perfection, d'abord envers ton père et ta mère, ensuite envers ceux qui te sont unis par la plus étroite de toutes les fraternités, celle de devoir la vie aux mêmes parents. ”
L. P. Journolleau, Notice biographique de Jeanne Deshayes… (1865)
“ Par elle, amis, nous chérirons la vie, Par elle encor nous irons au progrès, C'est un plaisir que l'homme sage envie. Chers Compagnons, jurons, sur cet autel, De nous aimer d'un amour fraternel. - bis. Jurons, ici, jurons sur notre honneur De nous aider, de nous chérir en frères ; Jurons aussi de pardonner l'erreur Du mécréant qui rit de nos mystères. Chers Compagnons, jurons, sur cet autel, De nous aimer d'un amour fraternel. bis. Soyons amis, plus de rivalité, De nos Devoirs qu'importe la nuance, Par nos bienfaits soyons toujours cités, Et qu'entre nous règne la tolérance. ”
Ce qu'il nous faut : lettre aux paysans (1871)
“ Mes amis, dit le vieux monarque, votre joie centuple la mienne : le Ciel nous a donné un fils... Oui, mes amis, c'est un fils pour nous tous. Cet enfant sera un jour votre père; il vous aimera comme je vous aime, comme tous les miens vous aiment... Oui, nous ne faisons tous qu'une même famille ”
Jules Mary,
Le roman d'une figurante : étude de moeurs
(1883)
“ Vous avez auprès de vous une famille, un père, des frères, des amies qui vous adorent, pour lesquels le moindre de vos caprices est un ordre, qui guettent tous vos sourires et s'empressent d'essuyer vos larmes. ”
Émile Trolliet, La route fraternelle
“ Ou soyez les guetteurs sur la tour de la ville, Observant, par-dessus la montagne immobile, Le grand livre du ciel aux syllabes de feu, Qui, depuis six mille ans, à tous les astronomes, N’a jamais dit qu’un mot : « Fraternité des hommes Sous la paternité de Dieu. » ”
Gaston Leroux,
Le Fantôme de l’Opéra
(1910)
“ Quand les deux sœurs se marièrent, — le même jour, — elles reprirent leurs parts des mains de leur frère, non point comme une chose leur appartenant, mais comme une dot dont elles lui exprimèrent leur reconnaissance. ”
“ Mon père. — En tous cas, nous ne doutons point que vous ne compreniez que la famille est une chose sacrée. C’est une union... c’est-à-dire c’est une alliance... ou plutôt une institution providentielle. ”
Narcisse Blanpain,
Les Alliés en Champagne, 1814, par N. Blanpain
(1869)
“ Que ce jeune compagnon, continua-t-il en dirigeant sur moi un fauve regard, que ce jeune compagnon qui tremble comme une feuille que secoue le vent du Nord, essaye de rompre le charme de la peur qui paralyse vos propres membres et, en me touchant, s'il l'ose, qu'il vous prouve ma matérialité. ”
