Résumé

Mérinos Nouvelles et fantaisies humoristiques… (1872-1876)

Éric suit un sentier qui s'élève sur la pente de la montagne. Le voilà devant une haie de rosiers qui lui barre le chemin. Il s'arrête, cueille une rose, et se touchant le coeur pour en compter les battements, il murmure :
— Elle est ici !
Elle paraît. Éric jette la rose à ses pieds en lui disant :
— Je vous aime !
— Oui, mon bien-aimé, à travers l'immensité qui nous séparait, mon âme attirait la vôtre. L'amour est plus grand que la mer et plus fort que la tempête. Je vous ai voulu. Mes yeux vous voient tel que mon coeur vous avait deviné : je suis heureuse.
Source : Gallica

Mérinos Nouvelles et fantaisies humoristiques… (1872-1876)

Et voilà que des deux extrémités d'une longue avenue, et ne se voyant pas encore, ces deux créatures s'avancent l'une vers l'autre : l'homme s'agite, Dieu le mène !
A mesure qu'ils marchent, la neige cesse de tomber ; une éclaircie douteuse et louche laisse échapper un rayon de soleil qui va marquer au milieu de l'avenue comme la place d'un rendez-vous. Ils s'avancent.
Le major, enveloppé dans une pelisse de fourrures, marche d'un pas délibéré. Ses puissantes narines aspirent joyeusement cet air vif et salutaire qui rafraîchit son sang et lui réjouit le coeur.
Source : Gallica

Mérinos Nouvelles et fantaisies humoristiques… (1872-1876)

Madame a son salon au rez-de-chaussée; monsieur a son cabinet au premier ; les domestiques sont dans le sous-sol ; les enfants et leurs bonnes sont au second, dans la nursery : si bien que, dans cet intérieur si savamment organisé, chacun des groupes de la famille est séparé.
Ce n'est pas tout. Cet intérieur si propre, si luisant, si correct, a quelque chose de sec et de froid qui me serre le coeur : cela sent le vernis, l'eau de cuivre, le gaz, le charbon de terre, mais je cherche en vain ces bonnes odeurs que nous avons chez nous, que sais-je?
Source : Gallica

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