Gong

Définition et enjeux

Portrait de Joseph-René Bellot Joseph-René Bellot,  Journal d'un voyage aux mers polaires… (1854)

“ Le gong chinois, qui appelle les gens de quart, trouble seul le sommeil des rotckes qui nous lancent leurs malédictions avec ce piaulement criard particulier aux oiseaux de mer; ils s'envolent par bandes, effrayés des sons lugubres de notre gong qui les chasse; de même le bourdon d'une vieille cathédrale fait fuir les timides hiboux. La scène n'est point sans poésie; on respire à peine, comme si l'on craignait d'éveiller le génie malfaisant des glaces auquel sa proie va échapper. ”
Source : Gallica

Portrait de Georges Bell Georges Bell,  Voyage en Chine du Capitaine Montfort… (1860)

“ Le Chinois aime le bruit, les détonations, les assourdissants éclats des gongs. Si une jonque sort du port ou si elle y rentre à la fin d'un voyage, toutes les jonques la saluent de leurs gongs ; elle en fait autant, et un tintamarre effroyable ne cesse de retentir dans le port. Le gong est la voix incessante qui s'élève du sein d'une ville chinoise. Si ce bruit est le préféré, c'est uniquement parce qu'il est le plus retentissant ; il faut avoir des oreilles chinoises pour résister longtemps à sa formidable harmonie. ”
Source : Gallica

Jean Léra,  Tonkinoiseries. Souvenirs d'un officier… (1896)

“ Des appels montent dans le silence de la campagne, et là-bas, venues du lointain sous la pénombre des villages qu'encadrent les touffes noires de bambous, les sonorités d'un gong se fondent dans l'air en vibrations alanguies et tristes. Par intervalles, de sèches trépidations de tambourins coupant d'interminables incantations, — sans doute quelque famille en pleurs auprès d'un cholérique, essayant de fléchir les mauvais génies. ”
Source : Gallica

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